Science & Esprit
Remote viewing : pourquoi la CIA a payé 20 ans pour la « vision à distance » — et ce que la science en dit vraiment
9 juin 2026

Remote viewing : pourquoi la CIA a payé 20 ans pour la « vision à distance » — et ce que la science en dit vraiment

Synthèse de l’article
  • Le remote viewing est une procédure expérimentale : décrire une cible scellée, jugée en aveugle. Ce n’est ni de la voyance (pas de cible vérifiable), ni de l’imagination (pas de réel à confronter).
  • Le projet Stargate est documenté, pas une légende : de 1972 à 1995, la CIA et l’armée américaine l’ont financé (~20 millions de dollars, plus de 200 missions), dans la logique de course aux armements psychiques de la Guerre froide.
  • Les expériences montrent des écarts au hasard réels mais fragiles : ils s’effacent dès que la rigueur monte (réplication 2025 sur 26 483 participants : résultat nul). Une anomalie statistique n’est pas une capacité psychique prouvée.
  • Ni prouvé, ni réfuté. En 1995, Utts (favorable) et Hyman (sceptique) s’accordent sur les chiffres et divergent sur leur sens. C’est du hors-champ scientifique, pas du « réfuté ».
  • Le programme a été abandonné pour manque d’utilité opérationnelle, pas pour fausseté. Mais « inutile pour eux » ne prouve pas que le phénomène est réel : deux questions séparées.
  • L’intérêt des États a migré du « psychique » vers la science de l’intuition et de la cognition implicite — un objet distinct, étudié normalement. Le sujet ne s’est pas clos : il s’est requalifié.

J’ai récupéré il y a longtemps une partie des archives déclassifiées du FBI. Je savais qu’il y avait dedans des dossiers sur la perception extrasensorielle. Je les ai gardées, puis oubliées.

EXPÉRIENCE Récemment, le sujet m’est revenu — sans que je sache par quel chemin. Sauf que cette fois j’avais un outil que je n’avais pas avant : l’IA. Des centaines de pages, en anglais, jargonneuses. Fouiller et traduire en même temps, en quelques heures au lieu de quelques semaines. C’est ça qui m’a donné envie de creuser pour de bon.

Ce que j’ai trouvé ne ressemble ni à ce que vendent les écoles d’intuition, ni à ce qu’en dit Wikipédia. Entre les deux, il y a un trou. Voici ma thèse, et je la tiens du début à la fin : il se passe quelque chose qu’on ne sait pas encore nommer. Pas « c’est prouvé ». Pas « c’est bidon ». Quelque chose d’inconfortable, qui résiste aux deux camps.

Qu’est-ce que le remote viewing, exactement ?

FACTUEL Le remote viewing — « vision à distance » — est une procédure expérimentale où une personne tente de décrire un lieu, un objet ou un événement éloignés, sans en recevoir aucune information par les sens. Le terme a été forgé dans les années 1970 au Stanford Research Institute (SRI), un laboratoire californien.

Ce n’est pas de la voyance, et ce n’est pas de l’imagination. La différence tient au protocole. En remote viewing « de laboratoire », il y a une cible réelle, scellée ou tirée au sort, et un juge qui compare la description à la cible sans savoir laquelle était visée. La voyance n’a pas de cible vérifiable. L’imagination n’a pas de réalité externe à laquelle se mesurer.

Concrètement, un « viewer » reçoit une coordonnée ou une référence opaque, et note tout ce qui lui vient : formes, sensations, impressions. On regarde ensuite si ça correspond. C’est cette procédure encadrée que l’armée américaine a fini par structurer sous le nom de CRV (coordinate remote viewing), à partir des méthodes du viewer Ingo Swann.

Tout le reste — « comment » ça marcherait, par quel canal — relève des suppositions. Il y en a beaucoup. Aucune ne fait consensus. On y revient.

Le projet Stargate : 20 ans de « psi-espionnage » financé par la CIA

FACTUEL Oui, c’est réel et documenté. De 1972 à 1995, le gouvernement américain a financé un programme de recherche et d’espionnage par remote viewing, pour un budget souvent estimé autour de 20 millions de dollars. Côté recherche : le SRI, puis SAIC. Côté terrain : une petite cellule de viewers militaires.

Le programme a changé de nom plusieurs fois — SCANATE, GRILL FLAME, CENTER LANE, SUN STREAK, et enfin STAR GATE. Les physiciens Russell Targ et Harold Puthoff en sont les figures de départ. Dès 1974, ils publient leurs premiers résultats dans Nature, une des revues scientifiques les plus prestigieuses au monde (Targ & Puthoff, 1974, Nature 251:602). FACTUEL

PROJET STARGATE — CHRONOLOGIE

Vingt ans de programme, plusieurs noms

1972 Début au Stanford Research Institute (Targ & Puthoff)
1974 Premiers résultats publiés dans Nature
1978 Volet militaire (US Army, « GRILL FLAME »)
1990 « STAR GATE » (DIA), début des années 1990
1995 Fermeture, après l’évaluation officielle (AIR)

Pourquoi l’État y a mis de l’argent aussi longtemps ? Le contexte, c’est la Guerre froide. Les services américains étaient persuadés que les Soviétiques avaient pris de l’avance sur la « parapsychologie appliquée ». Une logique de course aux armements, mais psychique. Le rapport final d’évaluation, commandé par la CIA en 1995, recense plus de 200 missions opérationnelles entre 1986 et 1995. FACTUEL

Ce n’est donc pas une légende d’internet. C’est un programme d’État, long, coûteux, et aujourd’hui déclassifié.

Est-ce que ça marche ? Ce que montrent (et ne montrent pas) les expériences

Ça dépend de ce qu’on appelle « marcher ». Dans certains corpus expérimentaux, on observe des écarts au hasard, faibles mais répétés. Dans d’autres, plus rigoureux ou plus récents, on n’observe rien. Le résultat honnête, c’est un signal instable — pas une capacité fiable.

Et il faut séparer deux choses qu’on confond tout le temps : une anomalie statistique (un écart au hasard dans un jeu de données) n’est pas une capacité psychique prouvée. La première peut être réelle ; la seconde n’est pas démontrée. Tout l’article tient dans cette distinction.

Les anomalies statistiques : ce qui intrigue vraiment

FACTUEL Plusieurs expériences ont produit des écarts au hasard difficiles à balayer d’un revers de main. Dans les protocoles dits « ganzfeld » (privation sensorielle légère), Bem et Honorton rapportent en 1994 environ 35 % de réussites contre 25 % attendus par pur hasard, avec une probabilité de coïncidence très faible (Bem & Honorton, 1994, Psychological Bulletin 115:4). À noter : le ganzfeld n’est pas strictement du remote viewing — protocole et état mental diffèrent. Hyman, le sceptique de référence, conteste même qu’ils mesurent le même phénomène.

FACTUEL Côté programme militaire, l’évaluation officielle de 1995 reconnaît que les meilleures expériences (celles menées au SAIC) étaient exemptes des défauts grossiers, et que certains effets étaient « trop grands et trop consistants » pour être attribués au seul hasard. Ça, c’est l’expert pro qui l’écrit. Mais aussi l’expert sceptique. On y revient à la section suivante.

EXPLORATOIRE Une méta-analyse de 2023 a repris 36 études de remote viewing entre 1974 et 2022, et conclut à un effet modéré (+19,3 % de réussites au-dessus du hasard) (Tressoldi & Katz, 2023, JSE 37:467). À pondérer fortement : la revue qui la publie a un lectorat acquis aux anomalies, et l’une des co-auteures est formatrice en remote viewing. C’est une position pro-psi, pas un consensus. Je la cite pour être complet, pas pour conclure.

Les réplications qui échouent : l’autre moitié du tableau

FACTUEL Quand d’autres laboratoires reprennent les protocoles, l’effet a une fâcheuse tendance à disparaître. Milton et Wiseman rassemblent en 1999 trente études issues de sept laboratoires : aucun effet significatif (Milton & Wiseman, 1999, Psychological Bulletin 125:387).

FACTUEL Et plus on monte en rigueur, plus le signal s’efface. En 2025, une réplication enregistrée à très grande échelle de la précognition (un cousin du remote viewing) a mobilisé 26 483 participants et plus de 420 000 essais. Résultat : nul, et les auteurs jugent l’explication « faux positif » la plus plausible (Walleczek et al., 2025, PLOS One 20:e0335330).

[EXPLORATOIRE / CONTESTÉ] L’épisode le plus parlant reste celui de Daryl Bem. En 2011, il publie des résultats « positifs » sur la précognition dans une grande revue de psychologie. L’onde de choc a contribué à déclencher la crise de la réplication qui secoue la psychologie depuis. Sa propre méta-analyse de 2015 trouve une statistique impressionnante mais une taille d’effet minuscule (g ≈ 0,09) — autrement dit, beaucoup de bruit pour très peu de signal (Bem et al., 2015, F1000Research 4:1188).

En clair : il y a des écarts au hasard, réels, dans certains jeux de données. Et il y a des réplications solides qui ne trouvent rien. Les deux sont vrais en même temps. C’est exactement ce qui rend le sujet impossible à trancher en une phrase.

Prouvé ou réfuté ? Le vrai désaccord n’est pas celui qu’on croit

EXPLORATOIRE Ni prouvé, ni réfuté. Et l’histoire la plus intéressante est là. En 1995, la CIA confie l’évaluation du programme à deux statisticiens aux positions opposées : Jessica Utts, plutôt favorable, et Ray Hyman, sceptique notoire. Sur un point, ils tombent d’accord : les écarts statistiques des meilleures expériences ne s’expliquent pas par les défauts méthodologiques habituels. FACTUEL

Leur désaccord ne porte pas sur les chiffres. Il porte sur leur sens. Utts y voit la signature d’un phénomène réel. Hyman répond qu’une anomalie inexpliquée n’est pas une preuve de « psi » tant qu’on n’a ni mécanisme, ni théorie, ni réplication indépendante robuste. Une anomalie, dit-il en substance, c’est une question — pas une réponse.

ÉVALUATION CIA 1995 — LE DÉSACCORD

Mêmes chiffres, deux lectures

Jessica Utts — favorable

Les écarts des meilleures expériences signent un phénomène réel : des tailles d’effet trop grandes et trop consistantes pour le seul hasard.

Ray Hyman — sceptique

Une anomalie inexpliquée n’est pas une preuve de « psi » : sans mécanisme, ni théorie, ni réplication indépendante robuste, elle reste une question.

C’est ce que j’appelle le hors-champ scientifique. Pas « réfuté » : la science n’a pas démontré que le remote viewing n’existe pas. Pas « prouvé » non plus : aucune théorie ne dit comment il fonctionnerait, et le signal ne tient pas à la réplication. Le phénomène est dans l’angle mort de la méthode — un endroit qu’elle ne sait ni intégrer, ni évacuer.

EXPLORATOIRE Le psychologue Thomas Rabeyron a formulé ça joliment : le psi serait un « test-limite » de la méthode scientifique, un objet qui en révèle les bords (Rabeyron, 2020, Frontiers in Psychology 11:562992). Qu’on adhère ou non, l’idée est utile : certains phénomènes mettent l’outil de mesure lui-même à l’épreuve.

Pourquoi les « preuves » spectaculaires ne tiennent pas

[CONTESTÉ] Parce que les chiffres les plus impressionnants des débuts ont été démontés. « Sept cibles sur neuf », « une chance sur 30 000 », « une chance sur un milliard » : ces nombres circulent encore. Ils ne prouvent rien, et je ne les présenterai jamais comme une preuve.

FACTUEL David Marks et Robert Kammann ont montré, dès 1978 puis 1981, que les transcripts d’expériences du SRI contenaient des indices sensoriels — ce qu’on appelle le cue leakage (Marks, 1981, Nature 292:177). Des dates, des références, l’ordre de passage des cibles : autant de détails qui permettaient au juge de retrouver la bonne réponse sans aucune perception extrasensorielle. Une fois ces indices retirés, la précision retombait au niveau du hasard.

Important, et c’est ma posture sur tout ce dossier : décrire le dispositif, pas accuser les personnes. Le cue leakage n’est pas forcément une tricherie. C’est souvent un biais méthodologique involontaire — le genre d’erreur que la science a précisément appris à traquer depuis. L’évaluation de 1995 note d’ailleurs que des comptes rendus opérationnels avaient parfois été ajustés pour coller aux indices déjà connus. FACTUEL

Pourquoi le programme a vraiment été abandonné

FACTUEL Pas parce que « ça ne marchait pas ». C’est la nuance que personne ne tient, et c’est celle qui m’a accroché. Le rapport de 1995 est explicite : le remote viewing n’a jamais fourni de renseignement assez fiable pour servir de source primaire à une décision. Trop vague, trop instable, jamais « actionnable ». Les viewings « n’ont jamais été utilisés comme source primaire » et étaient jugés « inadéquats pour les décisions opérationnelles ».

Autrement dit, ce qui a manqué, c’est l’utilité opérationnelle — pas une réfutation du phénomène. On arrête un outil qui coûte cher, qui fait polémique, et qui ne tranche jamais rien d’utilisable. Ça se comprend sans avoir à se prononcer sur la réalité du psi.

Mais attention à ne pas sur-vendre cette nuance dans l’autre sens. « Inutile pour eux » ne veut pas dire « réel ». Les deux questions sont séparées : est-ce que ça sert ? et est-ce que ça existe ? Le rapport répond non à la première et laisse la seconde ouverte. C’est tout.

EXPÉRIENCE Cette logique, je l’ai retrouvée à l’identique dans une des archives FBI que j’avais gardées. Dès 1957-1960, le Bureau suivait un certain William Foos, qui prétendait « apprendre aux aveugles à voir ». Verdict du FBI : aucune capacité utile au renseignement américain. Même conclusion, trente ans avant Stargate, formulée pareil — pas « c’est faux », mais « ça ne nous sert pas ». Lire ça de mes propres yeux, dans un document d’époque, ça a transformé ma curiosité en envie d’écrire.

Les États s’y intéressent-ils encore aujourd’hui ?

FACTUEL Officiellement non — du moins pas sous l’étiquette « remote viewing ». En 2017, la CIA a mis en ligne l’intégralité de la collection STAR GATE (environ 12 473 documents) dans ses archives publiques CREST. C’est de l’histoire déclassifiée mise à disposition, pas un programme actif.

FACTUEL Historiquement, l’intérêt n’était pas que américain. Les documents déclassifiés montrent que les services US surveillaient de près la recherche soviétique (les travaux de Kogan, Sergeyev, et plusieurs laboratoires créés après 1960). C’est tout le cadre « course aux armements psychiques » de la Guerre froide. EXPLORATOIRE Côté chinois, une vague d’intérêt pour les « fonctions exceptionnelles du corps humain » a marqué les années 1980 ; l’activité actuelle est mal documentée publiquement (Psi Encyclopedia).

Et c’est ici qu’il faut être précis, parce que c’est le piège du sujet. On lit souvent que « la Marine américaine a relancé le psi en 2014 ». FACTUEL En réalité, l’Office of Naval Research a financé un programme de 4 ans (3,85 M$) sur l’intuition des marins — ce « sixième sens » qui fait qu’un soldat « sent » un danger avant de le voir. La Navy précise explicitement que ce n’est pas paranormal. L’objectif : modéliser la prise de décision intuitive (la détection implicite d’un engin piégé, par exemple) pour mieux l’entraîner.

EXPLORATOIRE Ce sont des blogs pro-psi qui ont requalifié ce programme en « cognition anomale ». C’est un glissement, pas un fait. La lecture honnête : l’intérêt opérationnel des États a migré du « psychique » vers la science de l’intuition et de la cognition implicite — un phénomène distinct du remote viewing, étudié, lui, dans le champ scientifique ordinaire. Le sujet n’est pas « clos ». Il s’est requalifié.

Peut-on apprendre le remote viewing ? Les formations au crible

FACTUEL On peut apprendre la procédure. Il existe un protocole structuré, le CRV, formalisé à partir des méthodes d’Ingo Swann, avec des étapes, un vocabulaire, des exercices. Ce qu’aucune formation ne peut garantir, c’est le résultat : aucune étude indépendante ne montre qu’un stage produit une capacité fiable et reproductible.

EXPLORATOIRE Le marché francophone est dominé par des écoles qui vendent des formations en présentant les résultats du SRI comme acquis. Là encore, je décris le dispositif sans attaquer les personnes. Le problème n’est pas leur sincérité — c’est qu’on présente comme établi ce qui reste contesté, et qu’on glisse en permanence entre trois choses différentes : le remote viewing (cible scellée, jugement en aveugle), la voyance (pas de protocole), et l’intuition (un objet scientifique légitime, mais autre).

Remote viewingVoyanceIntuition
Cible vérifiableOui, scellée / tirée au sortNonNon (décision implicite)
Protocole en aveugleOui (juge à l’aveugle)NonNon
Statut scientifiqueHors-champ (ni prouvé ni réfuté)Hors-champObjet d’étude ordinaire

Et je m’inclus dedans. En lisant les premiers chiffres du SRI, j’ai eu envie d’y croire, moi aussi. C’est précisément pour ça que je tiens à l’étiquetage : c’est ma rambarde contre ma propre envie de conclure trop vite.

Ce que j’en retire

Le remote viewing n’est pas une porte vers l’invisible, ni une arnaque intégrale. C’est un angle mort : un endroit où la méthode scientifique bute sur un signal qu’elle ne sait ni intégrer, ni évacuer. Des écarts au hasard, réels mais fragiles. Un programme d’État abandonné pour inutilité, pas pour fausseté. Un désaccord qui n’est pas « ça marche / ça marche pas », mais « qu’est-ce qu’on a le droit d’appeler une preuve ».

Il se passe quelque chose qu’on ne sait pas encore nommer.

Et les angles morts, c’est exactement ce qui m’intéresse. Je préfère vivre avec cette phrase qu’avec une fausse certitude, dans un sens ou dans l’autre.

FAQ

Le remote viewing est-il scientifiquement prouvé ?

Non. Aucune théorie n’explique son fonctionnement et le signal ne résiste pas aux réplications rigoureuses. Mais il n’est pas « réfuté » pour autant : certaines expériences montrent des écarts au hasard réels, encore inexpliqués. Il est hors-champ scientifique, ni prouvé ni démenti.

La CIA a-t-elle vraiment utilisé le remote viewing ?

Oui. De 1972 à 1995, le gouvernement américain a financé un programme de recherche et d’espionnage (projet Stargate, et ses noms successifs), pour environ 20 millions de dollars, avec plus de 200 missions opérationnelles recensées entre 1986 et 1995.

Pourquoi le programme Stargate a-t-il été arrêté ?

Pour manque d’utilité opérationnelle, pas par réfutation. Le rapport d’évaluation de 1995 conclut que le remote viewing n’a jamais fourni de renseignement assez fiable pour servir de base à une décision. Trop vague, jamais « actionnable ».

Remote viewing et intuition, est-ce la même chose ?

Non. Le remote viewing vise une cible externe scellée, jugée en aveugle. L’intuition (la prise de décision implicite) est un objet scientifique ordinaire, étudié sans hypothèse paranormale. Le programme de la Navy en 2014 portait sur l’intuition, pas sur le psi.

Peut-on apprendre le remote viewing ?

On peut apprendre la procédure (le protocole CRV existe). On ne peut pas garantir le résultat : aucune étude indépendante ne montre qu’une formation produit une capacité fiable et reproductible.

Retour en haut