Science & Esprit
Télépathie, voyance : que disent vraiment les archives déclassifiées du FBI et de la CIA ?
12 juin 2026

Télépathie, voyance : que disent vraiment les archives déclassifiées du FBI et de la CIA ?

Synthèse de l’article
  • Les archives du FBI et de la CIA ne montrent ni super-pouvoirs ni néant : des écarts au hasard faibles mais récurrents, mesurés par des laboratoires sérieux, parfois sous contrat militaire.
  • STARGATE (CIA, 1972-1995) a été fermé faute de valeur opérationnelle. Mais « inutilisable pour espionner » ne veut pas dire « il ne s’est rien passé » : ce sont deux questions distinctes.
  • Le signal le plus solide vient du protocole Ganzfeld : environ 32 % de bonnes cibles au lieu de 25 % attendus par hasard, confirmé par la méta-analyse préenregistrée de Tressoldi et Storm (2024) — que la plupart des articles français ignorent.
  • L’effet varie avec la personnalité (créatifs, méditants, artistes montent vers 40 %) et avec l’expérimentateur lui-même (énigme Schlitz/Wiseman) — une logique psychologique cohérente, pas un pur artefact statistique.
  • Ni crédulité, ni mépris : le scepticisme de réflexe est aussi peu rigoureux que la crédulité. Entre les deux, une troisième posture, la curiosité qui mesure.

Conclusion

Aucune de ces expériences ne prouve un pouvoir surnaturel ; aucune ne montre non plus un parfait néant. Reste un petit quelque chose qui résiste aux contrôles, varie avec la personnalité, et n’entre dans aucun cadre théorique connu.

Le réflexe scientifique mûr n’est pas de fermer la porte. C’est de la garder entrouverte et de mieux mesurer.

EXPLORATOIRE Cet article est une enquête, pas un procès. Je suis allé lire ce qu’il y a vraiment dans les archives déclassifiées du FBI et de la CIA sur la télépathie et la voyance. Je raconte ce que j’y ai trouvé, sans rien chercher à vendre.


Non, ces agences n’ont jamais trouvé de super-pouvoirs. Mais elles n’ont pas trouvé zéro non plus.

C’est ce qui rend le sujet inconfortable. D’habitude, on nous propose deux récits : celui des blogs qui annoncent que « la CIA a prouvé la télépathie », et celui des encyclopédies qui rangent tout au rayon pseudoscience. Aucun des deux ne colle vraiment à ce que disent les documents.

Ce que je trouve dans ces archives, c’est plus nuancé. Des laboratoires sérieux, parfois sous contrat militaire, ont mesuré de petits écarts au hasard. Pas des éclairs surnaturels — de légers décalages, mais qui reviennent. Et un effet qui revient, même minuscule, c’est qu’il se passe quelque chose. Ce qui m’intéresse ici, ce n’est pas de trancher. C’est de regarder ce « quelque chose » d’un peu plus près.

Pourquoi le FBI et la CIA ont-ils enquêté sur les « pouvoirs psychiques » ?

Par peur de l’URSS, pas par curiosité spirituelle. FACTUEL

En pleine Guerre froide, le renseignement américain apprend que les Soviétiques dépensent beaucoup pour étudier la télépathie et l’influence mentale à distance. La logique de bloc fait le reste : si l’adversaire cherche une arme, on ne peut pas se permettre de l’ignorer. La CIA lance donc une série de programmes — Bluebird, puis d’autres — qui aboutissent à STARGATE, mené de 1972 à 1995, notamment au Stanford Research Institute.

Le FBI, lui, s’y était intéressé plus tôt, dès les années 1950. Ses archives gardent des notes internes sur les travaux de l’université Duke — le berceau de la parapsychologie américaine — et sur des « démonstrateurs » qu’il fallait évaluer. Le Bureau a regardé, soupçonné un tour de passe-passe, et n’a rien validé. FACTUEL

En 1995, la CIA tranche : STARGATE n’a pas de valeur opérationnelle, le programme ferme. C’est vrai, et ça compte. Mais « inutilisable pour espionner » ne veut pas dire « il ne s’est rien passé ». Ce sont deux questions différentes. Et tout le malentendu vient de là qu’on les confond.

CHRONOLOGIE

L’enquête officielle, de 1950 à 1995

Années 1950Le FBI examine les travaux de l’université Duke
1972La CIA lance ses programmes (futur STARGATE) au Stanford Research Institute
1972–1995Deux décennies de recherches psi sous contrat
1995Fermeture de STARGATE : aucune valeur opérationnelle

Un petit effet, ça veut dire quoi ?

Qu’un signal existe — sans qu’on sache encore ce qu’il est. C’est tout, et c’est déjà beaucoup. FACTUEL

Je précise une chose, parce qu’elle compte. Je n’ai aucune autorité pour dire comment on doit analyser ces données : ce n’est pas mon métier. Ce que je peux offrir, c’est un regard — le mien. Et même celui-là, j’ai beau y avoir pleinement droit, je ne le tiens pas pour juste ou définitif.

Voilà donc comment je le pose. Un dé à peine déséquilibré tombe sur le 6 un tout petit peu trop souvent. Sur dix lancers, personne ne le voit. Sur un million, le déséquilibre saute aux yeux. C’est l’allure de ce que mesurent ces recherches : pas des prouesses, mais de légers penchants qui ne s’effacent pas quand on accumule les essais.

Quand je note plus bas « 1 chance sur 1 000 que ce soit le hasard », ça veut simplement dire : le résultat est trop régulier pour être un coup de chance. Ça ne dit pas pourquoi. Et c’est précisément là que je m’arrête, plutôt que de conclure à la place de ce que je ne sais pas.

Comme le terrain mêle le solide et le flou, je balise chaque affirmation : FACTUEL pour ce qui est vérifié et sourcé, EXPLORATOIRE pour ce qui est réel mais pas confirmé, SYMBOLIQUE pour les cadres de réflexion. Le scepticisme de réflexe me semble un piège aussi confortable que la crédulité : les deux dispensent de regarder vraiment. C’est en tout cas mon regard — pas une vérité.

Peut-on réveiller la perception extrasensorielle par hypnose ?

Carte à deux faces verte et blanche sortant d'une enveloppe opaque, échos répétés évoquant des milliers d'essais ESP

Un chercheur a cru y arriver avec un seul homme — et personne n’a jamais su refaire la recette. FACTUEL

Prague, début des années 1960. Milan Ryžl, chimiste, fait le pari que la perception extrasensorielle est une capacité endormie qu’on pourrait réveiller par l’hypnose. Il lance un appel : 463 volontaires. L’entraînement est si long que presque tous abandonnent. Il en reste un, marquant : Pavel Stepanek, employé de bibliothèque, sans aucun don au départ.

Le test est d’une simplicité désarmante. Une carte à deux faces — une verte, une blanche — glissée dans une enveloppe opaque. Stepanek dit « vert » ou « blanc ». Pile ou face. On recommence des milliers de fois. Sur la première grande série, il donne 1 144 bonnes réponses sur 2 000, soit 57 %, là où le hasard en donnerait 1 000. FACTUEL

En clair : c’est comme tomber juste presque 6 fois sur 10 à pile ou face au lieu de 5. Anodin une fois. Mais répété 2 000 fois, ça ne ressemble plus du tout au hasard.

Le plus troublant, c’est ce que les chercheurs ont appelé le « focusing effect ». Stepanek réagissait à certaines enveloppes précises, pas seulement aux cartes — et l’effet tenait même quand on les cachait sous plusieurs couches. EXPLORATOIRE Deux lectures honnêtes s’affrontent. Soit c’est la signature stable d’un phénomène réel. Soit Stepanek percevait, sans le savoir, d’infimes indices sur l’emballage — un coin corné, une usure — ce qui serait déjà une perception sensorielle extraordinairement fine. L’argument qui fait pencher vers cette seconde lecture : quand on enfermait les cartes dans des boîtes rigides, l’effet disparaissait.

Et la suite est nette. En 1990, après des années, on reteste Stepanek une dernière fois. Niveau du pur hasard, plus rien. Surtout, la méthode de Ryžl n’a jamais pu être reproduite ailleurs. Sur 463 personnes, un seul Stepanek. C’est peut-être le fait le plus parlant de toute l’histoire : l’effet, s’il existait, restait collé à un homme et à un moment, et refusait de s’industrialiser. FACTUEL

Peut-on deviner mieux que le hasard ?

Cinq cartes Zener à symboles devant une courbe statistique et une pluie de chiffres binaires, fond nuit et teal

Un peu — assez pour sortir du bruit, pas assez pour servir à quelque chose. FACTUEL

C’est le cœur du programme STARGATE. Dans son « Expérience 2 » à la SAIC, un ordinateur cache un 0 ou un 1, et la personne doit le deviner, en boucle, jusqu’à ce qu’une tendance se dégage. L’un des sujets, le numéro 531, sort 76 bonnes réponses sur 100 là où le hasard en donne 50. Sur ce type de test, c’est énorme. FACTUEL

Sauf que ces 100 réponses ont coûté 21 337 devinettes — plus de 200 essais pour une seule décision fiable. Et sur ces essais bruts, à peine 51,6 % étaient justes. Le mécanisme est là : un avantage minuscule par essai, empilé des milliers de fois, finit par produire un score spectaculaire. Réel, mais épuisant, et inutilisable sur le terrain.

C’est exactement la conclusion du rapport officiel : il y a un écart au hasard — environ 1,7 % de probabilité que le résultat global soit un coup de chance — mais aucune application pratique. FACTUEL

Ces tests ont des ancêtres : les fameuses cartes Zener de J. B. Rhine, dans les années 1930. Cinq symboles, le sujet devine celui que l’expérimentateur fixe. Elles ont surtout été abandonnées pour leurs failles — la personne captait des indices : marques au dos, micro-expressions du visage. Pas parce que l’effet aurait été démonté, mais parce que le protocole fuyait. La leçon a servi : c’est elle qui a blindé les expériences suivantes. FACTUEL

Sent-on vraiment qu’on nous regarde dans le dos ?

Capteurs électrodermaux sur un tracé papier de type polygraphe, écran de surveillance flou en arrière-plan sombre

Le corps, lui, réagit un peu — et la plus belle énigme du domaine est née là. EXPLORATOIRE

L’expérience de base est simple. Une personne seule, détendue, avec deux capteurs sur les doigts qui mesurent la sueur invisible de la peau — le principe du détecteur de mensonge. Dans une autre pièce, quelqu’un fixe son image vidéo à des moments tirés au hasard. La question : son corps réagit-il quand on l’observe, sans qu’elle le sache ? FACTUEL

Dans STARGATE comme dans les travaux de William Braud et Marilyn Schlitz, la réponse penche vers oui : la peau « bronche » un peu plus pendant les périodes d’observation. La méta-analyse de référence (Schmidt et coll., 2004, British Journal of Psychology) trouve un petit effet réel — environ 1 chance sur 1 000 que ce soit le hasard — mais note honnêtement qu’il s’amenuise quand on ne garde que les études les plus rigoureuses. EXPLORATOIRE

Et puis il y a l’histoire qui me fascine le plus. Deux chercheurs, Marilyn Schlitz, qui pense l’effet réel, et Richard Wiseman, sceptique, font la même expérience : même labo, même matériel, même population. Seul change l’humain aux commandes. Résultat : avec Schlitz, un effet net ; avec Wiseman, rien. FACTUEL

Comment lire ça ? Peut-être un effet d’expérimentateur tout bête — un chercheur chaleureux met les gens plus à l’aise, et Wiseman a reconnu avoir trouvé l’exercice « ennuyeux ». Peut-être quelque chose de plus profond, où celui qui mesure ferait partie de ce qui est mesuré. Les deux lectures se valent, et c’est vertigineux : la science classique repose justement sur l’idée inverse, que l’observateur n’influence pas l’observé. EXPLORATOIRE Au passage, entre 70 et 97 % des gens disent avoir déjà senti un regard dans leur dos. Le phénomène vécu, lui, n’a rien de marginal.

La télépathie marche-t-elle mieux les yeux fermés ?

Demi-balles de ping-pong sur un appui-tête baigné de lumière rouge, casque de bruit blanc, privation sensorielle

C’est ici que le signal est le plus solide — et c’est ici que la plupart des articles français sont restés en arrière. FACTUEL

Le protocole s’appelle le Ganzfeld, « champ total » en allemand. On installe le « receveur » dans un fauteuil, des demi-balles de ping-pong sur les yeux, une lumière rouge diffuse, un casque de bruit blanc. Privé de repères, le cerveau laisse monter des images. Dans une autre pièce, un « émetteur » regarde une cible — photo ou court clip — tirée au sort, et tente de la transmettre. À la fin, on présente quatre images au receveur, qui désigne celle qui colle le mieux à ce qu’il a vécu. FACTUEL

Par pur hasard, on devrait tomber juste 1 fois sur 4, soit 25 %. Or, sur 40 ans et des centaines de séances, les gens tombent juste plutôt 1 fois sur 3, autour de 32 %. Petit décalage — mais qui revient, labo après labo.

Et c’est là que je dois corriger quelque chose qu’on lit partout en français. Beaucoup d’articles s’arrêtent à la méta-analyse de Milton et Wiseman (1999), qui ne trouvait presque rien, et concluent que le dossier est clos. Sauf qu’ils sautent les 25 années suivantes. La synthèse la plus récente — Tressoldi et Storm, 2024 — est une méta-analyse préenregistrée, c’est-à-dire que la méthode d’analyse est verrouillée avant même de regarder les données, justement pour interdire tout arrangement après coup. Elle couvre les études de 1974 à 2020, et trouve un effet petit mais solide, qui résiste aux tests de biais de publication. FACTUEL

Le détail qui me semble le plus parlant : l’effet dépend de qui est dans le fauteuil. Avec des participants tout-venant, il retombe vers 25 %. Avec des personnes sélectionnées — créatifs, méditants, artistes — il grimpe vers 40 %, jusqu’à 75 % chez un groupe de musiciens de la Juilliard School. EXPLORATOIRE Pourquoi est-ce intéressant plutôt que gênant ? Parce qu’un pur artefact statistique n’aurait aucune raison de varier selon la personnalité. Si c’était du bruit, ce serait du bruit pour tout le monde. Là, l’effet suit une logique psychologique cohérente — exactement ce qu’on attendrait si quelque chose se passait vraiment.

Peut-on toucher un autre cerveau à distance ?

Deux chambres blindées équipées de dispositifs EEG reliées par un fin fil de lumière teal traversant la cloison

Plusieurs équipes, plusieurs pays, plusieurs machines retrouvent le même petit signal — sans que personne sache l’expliquer. EXPLORATOIRE

Trois scènes, trois époques. À Brooklyn, dans les années 1960-70, le laboratoire Maimonides fait dormir des volontaires sous électrodes ; quand ils rêvent, un « émetteur » dans une autre pièce fixe une reproduction de tableau tirée au sort. Au réveil, on compare le récit du rêve aux images. Une nuit, le dormeur décrit « un combat de boxe, une forme rectangulaire comme un cadre » — la cible était justement un tableau de boxeurs sur un ring. La méta-analyse (Storm et coll., 2017) chiffre un lien modéré, du même ordre que beaucoup d’effets admis en psychologie. EXPLORATOIRE

À Leningrad, dans les années 1930, le physiologiste Leonid Vasiliev endort et réveille à distance, par la seule intention, des patientes en légère transe — y compris quand il s’enferme dans une cage métallique censée bloquer les ondes radio. L’effet ne faiblissait ni avec la cage, ni avec la distance. EXPLORATOIRE C’est troublant : si c’était une onde connue, la cage aurait dû la couper. Là encore, deux lectures. Soit ce n’est pas une onde connue, soit le protocole, ancien, avait une faille. Je ne tranche pas — et c’est plus honnête de ne pas trancher.

Plus près de nous, des équipes branchent deux cerveaux dans deux pièces blindées. On envoie des flashs de lumière à l’un, et on regarde si le cerveau de l’autre, qui ne voit rien, réagit au même moment. Plusieurs études — Grinberg-Zylberbaum en 1994, Wackermann en 2003, Achterberg en 2005 à l’IRM — trouvent une corrélation. L’une d’elles à environ 1 chance sur 8 000 d’être un hasard. EXPLORATOIRE Les échantillons sont petits, les critiques méthodologiques réelles, aucune démonstration n’est définitive. Mais qu’un même signal réapparaisse à travers les époques, les pays et deux technologies différentes, ça mérite mieux qu’un haussement d’épaules.

Alors, qu’est-ce qu’on en fait ?

On arrête de choisir entre « tout est vrai » et « tout est faux », et on apprend à habiter l’inconfort du « il y a un petit quelque chose, et on ne sait pas quoi ». SYMBOLIQUE

Voilà où j’atterris après avoir lu ces archives. Aucune de ces expériences ne prouve un pouvoir surnaturel. Aucune ne montre non plus un parfait néant. Ce qu’elles montrent, c’est un écart au hasard faible mais récurrent, qui résiste aux contrôles, varie avec la personnalité, et n’entre dans aucun cadre théorique connu. Le réflexe scientifique mûr, ce n’est pas de fermer la porte. C’est de la garder entrouverte et de mieux mesurer.

Il y a une chose que ces chercheurs ont comprise très tôt : sur ce terrain, on peut tester soi-même. Le pile ou face deviné, les cartes à symboles, le sentiment d’être observé — ce sont des protocoles simples, reproductibles, qu’on peut transformer en petits exercices. Regarder, sur des centaines d’essais, si son propre score s’écarte du hasard, c’est sans doute la meilleure façon de comprendre de l’intérieur de quoi on parle. C’est ce que je suis en train de préparer pour ce site : un espace pour s’entraîner et observer, honnêtement, ce que donnent ses propres statistiques.

Ce que j’en retire, pour l’instant, c’est qu’entre la crédulité et le mépris il existe une troisième posture, plus exigeante et plus féconde : la curiosité qui mesure.

À lire ensuite : comment le cerveau fabrique du sens à partir du vide sensoriel — le mécanisme qui éclaire autant le Ganzfeld que nos perceptions ordinaires.

Et si tu veux dépasser la lecture : j’ai construit un espace où tu refais ces protocoles toi-même — pile ou face, cartes de Zener, remote viewing, Ganzfeld — et où tu vois ton propre écart au hasard se dessiner en direct. Tester soi-même la perception extrasensorielle.


Sources

Chaque affirmation factuelle de cet article s’appuie sur des sources vérifiables : archives officielles, encyclopédie de la Society for Psychical Research, méta-analyses et articles évalués par les pairs. Les chiffres déclassifiés ont été recoupés avec la recherche académique indépendante.

Perception extrasensorielle et hypnose (Ryžl, Stepanek)

Devination, choix forcé et rapport STARGATE

Sentiment d’être observé et DMILS

Protocole Ganzfeld

Télépathie de sommeil et corrélations cerveau à cerveau

Podcast

La série en audio

Ces recherches existent aussi en podcast — sept épisodes, un par thème. Lus par ma voix clonée (ElevenLabs v3).

Épisode 1 — STARGATE : quand des États ont payé pour la voyance

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