
Le Soleil, la Lune et les planètes, placés en 3D sur la ceinture des douze signes, vus depuis la Terre, à l’instant même où vous lisez ces lignes. Vous pouvez figer le ciel, l’accélérer, remonter à votre date de naissance et emporter votre carte du ciel en image. Tout est calculé dans votre navigateur avec le Swiss Ephemeris, l’un des moteurs de référence des astrologues et des astronomes amateurs.
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Comment utiliser le ciel astrologique 3D ?
Regarder — la scène tourne lentement toute seule. Glissez pour orbiter, molette ou pincement pour zoomer. Cliquez sur une planète, un nœud, Lilith ou un glyphe de signe : une fiche s’ouvre, avec la position exacte et ce qui est dans ce signe en ce moment.
Voyager dans le temps — la barre du bas fait défiler le ciel de ×1 à un an par seconde, en avant ou en arrière ; les boutons + / − ajustent à la minute, le curseur déplace de six heures, « Maintenant » ramène au présent. En cliquant sur la date, vous saisissez n’importe quel instant entre 1800 et 2400.
Votre ciel de naissance — le bouton Profil demande votre date, votre heure et votre ville. L’outil retrouve le fuseau horaire de l’époque, explique la conversion en temps universel, puis affiche votre ciel avec l’Ascendant, le Milieu du Ciel et les douze maisons. Ma carte de naissance compose ensuite une image en trois formats (portrait, carré, paysage), en PNG ou JPG, avec un résumé copiable en texte. Ça fait une carte d’anniversaire qui change des fleurs.
Les calques — planètes, points (nœuds lunaires, Lune noire), astéroïdes (Chiron, Cérès, Pallas, Junon, Vesta), signes, maisons, cônes, aspects. « Ce que je vois vraiment » remet les distances à l’échelle réelle ; « Réduire le mouvement » calme les animations.
Que montre exactement cette carte ?
Une vue géocentrique : la Terre au centre, et chaque astre placé dans la direction où on le voit depuis chez nous. FACTUEL Les positions sont des longitudes écliptiques calculées par le Swiss Ephemeris (Astrodienst), lui-même dérivé des éphémérides du JPL de la NASA ; l’écart avec un logiciel d’astrologie professionnel est de l’ordre de la seconde d’arc. Les 8 900 étoiles en fond sont celles du catalogue HYG, jusqu’à la magnitude 6,5 — en gros ce que l’œil nu peut voir par une nuit noire.
Sauf que les distances, elles, sont volontairement fausses. Si on respectait l’échelle, la Lune serait collée à la Terre et Pluton hors de l’écran, plus de 10 000 fois plus loin. Les planètes sont donc étagées à des distances stylisées, lisibles. La bascule « Ce que je vois vraiment » les replace sur une échelle logarithmique : on garde la direction, on retrouve l’ordre réel des distances.
Le Soleil parcourt la ceinture en un an, environ un degré par jour ; la Lune fait le tour en 27,3 jours ; Pluton met 248 ans. Lancez l’animation à un mois par seconde et regardez Mercure faire ses boucles rétrogrades : c’est la perspective, pas la planète, qui recule.
Pourquoi les signes ne sont plus les constellations ?
Parce que l’astrologie occidentale utilise le zodiaque tropical : douze secteurs de 30° comptés à partir du point vernal, la position du Soleil à l’équinoxe de mars. FACTUEL Or ce point recule lentement à cause de la précession de l’axe terrestre — environ 50 secondes d’arc par an, soit un degré tous les 72 ans. Depuis l’Antiquité, le décalage a atteint environ 24° : presque un signe entier. Le « Bélier » de l’outil est donc le secteur 0°–30° depuis l’équinoxe, pas le groupe d’étoiles du même nom.
Ce n’est pas un bug, c’est une convention : le zodiaque tropical est calé sur les saisons, le zodiaque sidéral (astrologie védique) sur les étoiles. Les deux se défendent, et le débat est vieux de deux mille ans. L’outil affiche le tropical ; le sidéral est prévu dans une prochaine version.
Comment l’outil calcule-t-il votre Ascendant ?
À partir de trois choses : la date, l’heure exacte et le lieu. FACTUEL L’Ascendant est le point de l’écliptique qui se lève à l’horizon est à l’instant de votre naissance ; il avance d’un degré toutes les quatre minutes environ, d’où l’importance de l’heure à la minute. Les maisons sont calculées en Placidus, le système par défaut de la plupart des logiciels.
Les douze maisons sont dessinées dans la scène depuis le 8 septembre : douze rayons qui partent de la Terre, numérotés de I à XII, avec les quatre angles — Ascendant, Descendant, Milieu du Ciel, Fond du Ciel. FACTUEL Elles découpent l’écliptique à partir de l’horizon et du méridien d’un lieu, et tournent donc avec la Terre, un tour complet par jour : elles dépendent de l’heure autant que du lieu. En vue « à ma naissance », c’est votre lieu de naissance qui sert ; pour le ciel du moment, l’outil prend la ville que vous indiquez dans le profil (« Où êtes-vous maintenant ? »), sinon une ville déduite de votre fuseau horaire — en le disant. Survolez un numéro pour identifier la maison, cliquez pour lire ce qu’elle recouvre et quels astres s’y trouvent en ce moment.
Le piège classique, c’est le fuseau horaire. Une naissance à Marseille en 1965 était notée en heure légale UTC+1, sans heure d’été — la France ne l’a rétablie qu’en 1976 ; pendant l’Occupation, l’été 1943 était à UTC+2, l’heure allemande. L’outil retrouve ces règles historiques à partir de la ville, affiche le décalage retenu et l’heure en temps universel, et vous laisse le corriger à la main si vous savez mieux. Heure inconnue ? Le ciel est calculé à midi, sans Ascendant, et la carte le dit.
Les cônes d’énergie, c’est quoi ?
SYMBOLIQUE Une image, pas une mesure. Chaque cône relie une planète à la Terre pour rendre visible l’idée astrologique d’« influence » — la direction d’où l’astre « regarde » la Terre. Les lignes entre planètes sont les aspects majeurs — opposition, trigone, carré, sextile — avec des orbes de 4 à 8°. Les couleurs et mots-clés des fiches (élan, structure, dissolution…) appartiennent au langage de l’astrologie. Je les propose comme des outils de réflexion, pas comme des faits, et chaque fiche sépare explicitement ce qui est mesuré de ce qui est interprété.
Où vont vos données ?
FACTUEL Nulle part, à une exception près. Les calculs, votre profil et vos cartes vivent dans votre navigateur ; le profil est enregistré dans le stockage local de l’appareil et s’efface d’un clic. La seule requête sortante est le nom de la ville que vous tapez, envoyé à Open-Meteo pour obtenir ses coordonnées et son fuseau — uniquement quand vous cliquez sur « Chercher ». Pas de compte, pas de serveur un-finity, pas de mesure d’audience dans l’outil.
L’outil est un logiciel libre sous licence GNU AGPL-3.0 — la licence du Swiss Ephemeris — et son code source complet est téléchargeable.
Pourquoi j’ai construit ça ?
EXPÉRIENCE Parce qu’un thème astral, c’est une roue plate couverte de symboles, et que je n’ai jamais réussi à y voir le ciel. Je voulais le système tel qu’il est : des corps qui tournent, une Terre au milieu, des planètes qui se rapprochent et s’éloignent, et par-dessus, la grille des signes que l’astrologie y projette. Le Système solaire montre la mécanique vue de dehors ; celui-ci la montre de dedans, depuis notre point de vue. Ce que j’en retire : quand on regarde Mercure rétrograder en accéléré, on comprend en dix secondes ce que dix pages n’expliquent pas.
Et puis il y avait cette envie de carte de naissance qu’on offre. Une image plutôt qu’un rapport de vingt pages — ce qu’il y avait au-dessus de quelqu’un la nuit où il est arrivé. Pour aller plus loin dans la lecture, Aleph croise sept regards symboliques sur un même profil.
Sources
Positions : Swiss Ephemeris 2.10 (Astrodienst AG, AGPL), via le paquet @swisseph/browser ; astéroïdes et Chiron depuis le fichier d’éphémérides seas_18.se1. Étoiles : catalogue HYG v4.2 (CC BY-SA 4.0). Précession et point vernal : Union astronomique internationale. Règles horaires historiques : base de données des fuseaux IANA embarquée dans les navigateurs. Rendu 3D : Three.js r181.

