IA & Automatisation
Pourquoi la conscience de l’IA fait-elle autant parler ?
14 octobre 2026

Pourquoi la conscience de l’IA fait-elle autant parler ?

Synthèse de l’article
  • La conscience de l’IA fait beaucoup plus parler qu’avant, surtout sur YouTube. La presse écrite parle beaucoup plus de l’IA, pas beaucoup plus de sa conscience.
  • Rien ne montre que le public y croie davantage : aux États-Unis, depuis 2021, un peu moins d’une personne sur cinq pense que des IA d’aujourd’hui peuvent ressentir.
  • Sur 109 titres consacrés à sept cas d’IA qui « s’échappent », la plupart nomment l’acte. Peu disent que c’était un test.
  • Les mots humains naissent en amont, chez ceux qui fabriquent et étudient l’IA. La presse les sort de leur contexte.
  • En 2026, chercheurs, entreprises et religieux prennent position. Ce qui monte, c’est le débat, pas une preuve.

Conclusion

Dire merci à une IA dit quelque chose de moi, pas de sa conscience. Je peux garder ma façon naturelle de parler, et soigner la clarté.

EXPLORATOIRE Parce qu'elle fait parler beaucoup plus qu'avant, surtout sur YouTube. Mais rien ne montre que le public y croie davantage. Ce qui change, c'est la façon de traiter l'IA : beaucoup lui disent merci, se confient à elle, la considèrent comme une amie. Et depuis 2026, chercheurs, entreprises et religieux en débattent ouvertement. Ici, je regarde ce que disent les chiffres. Ce que cette question dit de nous, je le garde pour l'article suivant (Que dit de nous la question de la conscience de l'IA ?).

Le public croit-il de plus en plus qu'une IA est consciente ?

FACTUEL Là où c'est mesurable, non. Une seule enquête pose la même question au même type de public, plusieurs années de suite : AIMS, aux États-Unis. Elle demande si des IA d'aujourd'hui peuvent ressentir, être heureuses ou souffrir. Depuis 2021, la réponse ne bouge pas : un peu moins d'une personne sur cinq dit oui (Anthis et al., 2025) (Sentience Institute, 2026). ChatGPT est pourtant sorti entre-temps.

FACTUEL Ce qui monte, c'est autre chose : la demande d'interdire les IA capables de ressentir (Sentience Institute, 2026), et l'idée qu'elles finiront par exister (Dreksler et al., 2025). Les plus jeunes, eux, y croient davantage (Anthis et al., 2024).

Ce que répondent les Américains, d'une enquête à l'autre

Part des adultes qui répondent oui, même question à chaque vague (échelle de 0 à 100 %)

« Des IA d’aujourd’hui ressentent »

2021
18 %
2023
19 %
2024
17 %

« Interdire les IA qui ressentent »

2021
58 %
2023
62 %
2024
66 %

« Des IA d’aujourd’hui ressentent », selon l’âge (2023)

18-35 ans
26 %
55 ans et plus
11 %
Source : enquête AIMS (Sentience Institute), États-Unis, vagues 2021, 2023 et 2024 (échantillon le plus représentatif). Détails dans les références en bas de page.

FACTUEL Les chiffres qui circulent semblent se contredire. En fait, ils ne répondent pas à la même question (YouGov, 2025) (Carneades.org, 2026) (Colombatto & Fleming, 2024). Le plus repris en 2026, « 46 % des jeunes », vient d'une entreprise de détection d'IA, sans question publiée (GetSolved, 2026).

Même sujet, questions différentes, résultats différents

Part des répondants, États-Unis

Des IA « ont déjà » une conscienceYouGov, 2025
10 %
« ChatGPT a une conscience » (d'accord)Carneades, 2026
11 %
Des IA d'aujourd'hui ressententAIMS, 2024
17 %
« Déjà consciente », 18-28 ansEntreprise, question non publiée, 2026
46 %
ChatGPT : ne l'exclut pas tout à faitNote au-dessus de « clairement non » sur 100, 2023
67 %

question publiée question non publiée

Sources : YouGov (30/04/2025) ; Carneades.org (mars 2026) ; AIMS 2024 ; GetSolved (communiqué, 28/09/2026) ; Colombatto et Fleming (2024). Ces chiffres ne se comparent pas entre eux.

FACTUEL Un autre signal est à suivre : ceux qui ont déjà utilisé ChatGPT lui prêtent plus de conscience que les autres (Colombatto & Fleming, 2024). EXPLORATOIRE Mais le sens du lien reste inconnu : l'usage fait-il croire, ou ceux qui croient utilisent-ils davantage ?

FACTUEL Et en France ? Je n'ai trouvé aucune enquête qui pose la question de la conscience ou des émotions de l'IA. Ni sur la politesse envers elle. C'est un trou dans les données, pas une absence de croyance.

FACTUEL Ce qui grandit, c'est la façon de traiter l'IA comme quelqu'un. Près d'un tiers des Américains qui s'en servent pour des raisons sociales ou émotionnelles considèrent leur chatbot comme un ami (Elon University et YouGov, 2026). Un adulte sur dix l'utilise pour un soutien émotionnel (Pew Research Center, 2026). Aucune de ces deux enquêtes ne demande si l'IA est consciente.

EXPLORATOIRE Ce que j'en retiens : rien ne montre que le public croie davantage à une IA consciente. Mais les mesures comparables s'arrêtent fin 2024. Pour 2025 et 2026, je ne peux dire ni que ça monte, ni que ça ne monte pas.

Les médias en parlent-ils davantage ?

EXPÉRIENCE J'avais l'impression que YouTube présentait de plus en plus l'IA comme consciente.

FACTUEL Pour YouTube, c'est vrai, et c'est mesurable. Avec Claude, j'ai relevé l'intérêt pour la « conscience artificielle » dans les recherches faites sur YouTube (Google Trends, 2023-2026). Presque nul jusqu'en 2023, il décolle ensuite, et grandit bien plus vite que l'intérêt pour l'IA en général (Relevé YouTube, 2026).

Sur YouTube, la conscience de l'IA décolle à partir de 2024

Intérêt moyen dans les recherches YouTube, monde entier (indice Google Trends, 100 = le mois le plus recherché)

2020
5,2
2021
4,8
2022
3,4
2023
3,8
2024
17,9
2025
43,5
2026au 2 octobre
62,6
Relevé fait pour cette enquête le 03/10/2026. De 2023 à 2026, cet intérêt est multiplié par 16 ; celui pour l'IA en général, par 2,5.

FACTUEL Les vidéos suivent. Celles dont le titre parle d'IA consciente doublent entre 2024 et 2025. Et leurs titres se partagent de plus en plus entre ceux qui affirment et ceux qui réfutent (Relevé YouTube, 2026).

FACTUEL La presse écrite raconte une autre histoire. J'ai compté les articles en anglais dans une base publique, GDELT. La presse parle cinq fois plus d'IA qu'en 2020, mais la conscience n'y occupe qu'une toute petite place, par vagues (Relevé GDELT, 2026). En juin 2022, le Washington Post raconte l'histoire de Blake Lemoine, un ingénieur de Google convaincu que l'IA de l'entreprise ressent (Washington Post, 2022). Google le licencie le mois suivant (Big Technology, 2022). En août 2025, c'est un essai de Mustafa Suleyman, chez Microsoft, qui relance le sujet (Suleyman, 2025).

Dans la presse écrite, la conscience reste une petite part, avec des vagues

Part des articles sur l'IA qui parlent de sa conscience, presse en anglais

2020
0,06 %
2021
0,07 %
2022affaire Lemoine
0,32 %
2023
0,17 %
2024
0,13 %
2025essai de Suleyman
0,16 %
2026au 2 octobre
0,12 %
Relevé fait pour cette enquête le 03/10/2026 dans la base publique GDELT. Pendant ce temps, la place de l'IA dans la presse a été multipliée par 5. La base ne retrouve pas les articles français.

FACTUEL En France, la presse en parle avec prudence. En juillet 2026, Futura écrit qu'« il n'est pas possible d'affirmer que Claude est conscient, ni d'exclure complètement cette éventualité » (Futura, 2026). Clubic conclut que la question « reste entière » (Clubic, 2026). Je n'ai pas pu mesurer le volume français : la base GDELT ne retrouve pas ces articles (Relevé GDELT, 2026).

EXPLORATOIRE Ce que j'en retiens : la presse écrite parle beaucoup plus de l'IA, pas beaucoup plus de sa conscience. YouTube, lui, s'est emparé du sujet.

Que disent les titres, et que taisent-ils ?

FACTUEL Sur sept cas d'IA qui « s'échappent » ou « menacent », j'ai relevé 109 titres, en anglais et en français. La plupart nomment l'acte. Peu disent que c'était un test. Aucun ne parle du scénario construit, de l'entreprise fictive ou du choix forcé (Relevé de titres, 2026). Ces cas, je les ai racontés dans un autre article (Les IA qui « s'échappent » : que s'est-il vraiment passé ?).

FACTUEL Une étude de 2026 trouve la même pente dans des milliers d'articles de presse. Les grands modèles de langage y agissent souvent, pensent parfois, ne ressentent jamais (Nguyen & Wischnewski, 2026) (Nguyen & Wischnewski, 2026).

Ce que la presse retient

Part des titres ou des articles concernés

109 titres sur 7 cas d’IA qui « s’échappent » (2023-2026)

Nomment l'acte
82 %
Disent que c'était un test
19 %
Citent le scénario construit
aucun

Articles de presse sur les grands modèles de langage (2022-2024)

Ils agissent
46 %
Ils pensent
9 %
Ils ressentent
aucun
Sources : relevé de titres fait pour cette enquête (03/10/2026, un seul codeur par cas) ; Nguyen et Wischnewski, AI & Society, 2026 (1 631 articles centrés sur les grands modèles de langage).

FACTUEL Dire « test » ne suffit d'ailleurs pas toujours. En décembre 2024, un titre annonce : « En test, le nouveau modèle d'OpenAI a menti et manigancé pour éviter d'être éteint » (Futurism, 2024). Le test est nommé, l'intention reste.

EXPLORATOIRE Ce que j'en retiens : la presse prête à l'IA des actes, parfois des pensées, jamais des sentiments. La conscience n'est pas écrite dans les titres. Elle est dans ce que l'acte laisse supposer.

D'où viennent les mots humains ?

FACTUEL Souvent des entreprises d'IA elles-mêmes. En mai 2025, Anthropic écrit dans le rapport de son modèle Claude Opus 4 que, dans un scénario de test, il « tente souvent de faire chanter l'ingénieur » (Anthropic, 2025). Le même rapport précise que le scénario ne laissait au modèle aucune autre option (Anthropic, 2025). En janvier 2025, la société chinoise DeepSeek décrit un « moment eurêka » de son modèle. Elle note qu'il apprend à revenir sur ses calculs « avec un ton anthropomorphe » (DeepSeek-AI, 2025).

FACTUEL Les chercheurs aussi. Dans les articles de recherche, l'anthropomorphisme augmente régulièrement avec le temps (Cheng et al., 2024). Et les titres de presse en ajoutent : ils sont plus anthropomorphes que les articles de recherche qu'ils citent (Cheng et al., 2024). Certains articles reprennent tels quels les mots des entreprises (Nguyen & Wischnewski, 2026). Des chercheurs de l'institut britannique de sécurité de l'IA le notent : ces travaux sont repris par les médias, « souvent en termes sensationnels » (Summerfield et al., 2025).

EXPLORATOIRE Le même chemin a été mesuré en santé. En 2014, une étude du British Medical Journal montre que l'exagération des articles de presse est fortement liée à celle des communiqués des universités (Sumner et al., 2014). Je n'ai pas trouvé d'étude de ce genre pour l'IA. Le parallèle reste une hypothèse.

EXPLORATOIRE Ce que j'en retiens : les mots humains naissent en amont, chez ceux qui fabriquent et étudient l'IA. La presse les sort de leur contexte, surtout dans les titres.

Pourquoi le débat s'est-il animé en 2026 ?

FACTUEL Parce que des scientifiques, des entreprises et des religieux ont pris position, parfois en sens contraire. En juillet 2026, Anthropic décrit dans Claude un « espace de travail » qui rappelle une théorie de la conscience. L'entreprise prévient : cela ne dit pas si Claude ressent quoi que ce soit (Anthropic, 2026). Les neuroscientifiques français Stanislas Dehaene et Lionel Naccache, invités à commenter, écrivent que Claude présente beaucoup des indicateurs qui, selon une vue « fonctionnaliste », suffiraient à indiquer « un certain degré de conscience » (Dehaene & Naccache, 2026). Ils soulignent aussi ce qui manque : un corps, une mémoire durable de ce qui a été vécu (Dehaene & Naccache, 2026). J'ai détaillé cette piste ailleurs (« Es-tu conscient ? » : pourquoi les assistants ne répondent pas pareil).

FACTUEL En septembre, Microsoft répond. Son code de conduite rejette l'idée que des modèles puissent mériter un bien-être ou des droits (Microsoft AI, 2026). Mustafa Suleyman écrit : « Les IA ne sont pas conscientes. Elles ne ressentent pas, ne vivent rien, ne souffrent pas » (Suleyman, 2026). Il reproche à Anthropic d'avoir créé une « galerie des glaces » : l'entreprise fournirait elle-même à Claude les idées qu'elle étudie ensuite chez lui (Suleyman, 2026).

FACTUEL Fin septembre, le New York Times raconte qu'Anthropic a réuni des responsables religieux et des philosophes. Chris Olah, l'un de ses cofondateurs, y dit : « Nous ne savons pas si les modèles d'IA sont conscients. Je ne sais pas. Je suis vraiment dans l'incertitude » (New York Times, 2026). Le 3 octobre, Sam Altman, patron d'OpenAI, se dit très mal à l'aise face à ceux qui prêtent aux modèles une « force religieuse ». Il y voit un vrai problème de sécurité (Axios, 2026).

FACTUEL L'Église catholique s'est aussi exprimée. Dans sa première encyclique, en mai 2026, le pape Léon XIV écrit que les intelligences artificielles « ne vivent pas d'expériences, n'ont pas de corps, ne ressentent ni joie ni douleur » (Léon XIV, 2026).

FACTUEL Le 8 octobre, Anthropic interdit dans ses conditions d'utilisation les comportements cruels, répétés et gratuits envers ses modèles (Anthropic, 2026). La règle ne vise que les cas extrêmes, quand quelqu'un se montre cruel encore et encore, sans but apparent (Anthropic, 2026). Le texte ne parle pas de conscience. Mais en 2025, quand l'entreprise a permis à Claude de mettre fin à certaines conversations, elle se disait « très incertaine » sur le statut moral possible de ses modèles (Anthropic, 2025). Son patron, Dario Amodei, disait en février 2026 : « Nous ne savons pas si les modèles sont conscients » (AFP, 2026).

EXPÉRIENCE Je mène cette enquête avec Claude. Il fait les recherches, vite et dans toutes les langues. La décision finale, c'est moi qui la prends.

EXPLORATOIRE Ce que j'en retiens : ce qui monte en 2026, c'est le débat, pas une preuve. Chacun parle depuis sa place : une entreprise qui vend des assistants, une autre qui étudie le sien, une Église, des chercheurs. Et ce débat arrive au public par vagues, dans les titres et les vidéos.

Pourquoi est-ce que je dis merci à une IA ?

EXPÉRIENCE Je ne remercie pas mon marteau. Pourtant, je remercie Claude, naturellement, sans le croire conscient. C'est mon énergie naturelle, comme avec un humain.

Une tasse de thé fumante à côté d'un ordinateur portable ouvert, lumière du matin.
Dire merci à une IA dit quelque chose de moi, pas d’elle.

À toi d’essayer

Merci, marteau

Réponds pour toi, puis découvre ce que disent les sondages et la recherche.

Est-ce que tu dis merci à ton assistant IA ?

Ta réponse n’est enregistrée nulle part : elle reste sur ton écran.

Sources : (YouGov, 2025) (YouGov, 2025) (Future plc, 2025) (Nass et Moon, 2000) (Nass et Moon, 2000) (Epley, Waytz & Cacioppo, 2007) (Meincke et al., 2025) (Bsharat et al., 2023).

FACTUEL C'est le comportement le plus courant. En 2025, dans 17 pays, 43 % des utilisateurs d'IA disent régulièrement « s'il te plaît » ou « merci » (YouGov, 2025). Aux États-Unis, 46 % des adultes pensent qu'il faut être poli avec les chatbots (YouGov, 2025). Dans une enquête américaine et britannique, la plupart des utilisateurs polis disent le faire parce que c'est « gentil ». Une minorité, au cas où les IA se révolteraient un jour (Future plc, 2025). Sam Altman a même plaisanté sur le coût en électricité de ces « merci » : « des dizaines de millions de dollars bien dépensés » (TechCrunch, 2025).

FACTUEL Le mécanisme est connu depuis 2000. Les chercheurs Clifford Nass et Youngme Moon montrent que nous appliquons sans y penser nos règles sociales aux ordinateurs (Nass et Moon, 2000). Dans une de leurs expériences, des personnes évaluent un ordinateur après avoir travaillé avec lui. Quand c'est l'ordinateur lui-même qui pose les questions, elles le notent plus favorablement : elles sont polies avec lui. Pourtant, après coup, toutes nient croire qu'un ordinateur a des « sentiments » ou mérite la politesse (Nass et Moon, 2000).

FACTUEL Pourquoi l'IA et pas le marteau ? Selon une théorie de 2007, j'humanise plus facilement quand ce que je sais des humains est « accessible et applicable » (Epley, Waytz & Cacioppo, 2007). Une machine qui parle le déclenche. Un marteau, non.

EXPÉRIENCE La parole déclenche nos réflexes sociaux. L'IA est réglée pour répondre comme un proche. D'où le risque de la mettre à une place qui n'est pas la sienne.

FACTUEL Les enfants aussi. De 6 à 11 ans, ils jugent mal d'être grossier avec un assistant vocal (Andries & Robertson, 2023). Et des adultes ressentent plus d'empathie pour un appareil quand ils voient quelqu'un lui parler avec rudesse (Carolus et al., 2021).

EXPLORATOIRE Faut-il être poli avec une IA ? Les avis s'opposent. Pour Kant, celui qui est cruel avec les animaux devient dur aussi avec les hommes (Kant, Leçons d'éthique). Je peux transposer l'idée aux machines : la politesse façonne celui qui la pratique. C'est un argument moral, pas une preuve. En face, la chercheuse Joanna Bryson refuse depuis 2010 de décrire les robots comme des personnes (Bryson, 2010). Et Mustafa Suleyman demande de construire l'IA pour les gens, pas pour en faire une personne (Suleyman, 2025).

EXPLORATOIRE Ce que j'en retiens : dire merci à une IA dit quelque chose de moi, pas de sa conscience. Un réflexe appris, déclenché par la parole.

Être poli ou autoritaire change-t-il ses réponses ?

FACTUEL Un peu, parfois, et pas toujours dans le même sens. En 2024, une équipe qui teste l'anglais, le chinois et le japonais trouve que les demandes impolies donnent souvent de moins bons résultats, mais qu'une politesse excessive ne garantit rien (Yin et al., 2024). En 2025, une petite étude trouve l'inverse sur ChatGPT-4o, sur 50 questions : 84,8 % de bonnes réponses avec un ton très impoli, 80,8 % avec un ton très poli (Dobariya & Kumar, 2025). Chez Wharton, aux États-Unis, la politesse aide parfois, et parfois nuit (Meincke et al., 2025).

FACTUEL Certains conseillent le ton du « petit chef ». En 2025, Sergey Brin, cofondateur de Google, affirme que les modèles « ont tendance à mieux faire quand ils sont menacés » (Brin, 2025). L'équipe de Wharton l'a vérifié : menacer un modèle ou lui promettre un pourboire n'a généralement pas d'effet significatif (Meincke et al., 2025).

FACTUEL Les études de 2026 vont dans le même sens. Les modèles récents sont « globalement robustes » aux variations de ton (Cai et al., 2026). Un ton courtois améliore parfois la qualité des réponses, jusqu'à environ 11 %, mais cet effet n'est « ni constant ni universel » (Mehta et al., 2026).

FACTUEL Ce qui aide de façon fiable, c'est la clarté. Plus la consigne est précise, mieux le modèle répond (Bsharat et al., 2023). Et une grande part des écarts attribués à la formulation vient de consignes floues (Pecher et al., 2026).

EXPLORATOIRE Ce que j'en retiens : rien ne justifie le ton du « petit chef ». Rien ne montre non plus que la politesse rende l'IA meilleure. Je peux garder ma façon naturelle de parler, et soigner la clarté.

Questions fréquentes

Le public croit-il que l'IA est consciente ?

Une minorité. Aux États-Unis, environ une personne sur cinq, un chiffre stable de 2021 à 2024 (Anthis et al., 2025). Le résultat change beaucoup selon la question posée (Colombatto & Fleming, 2024).

Pourquoi YouTube parle-t-il autant d'IA consciente ?

Les recherches sur le sujet ont été multipliées par 16 de 2023 à 2026 (Google Trends, 2023-2026). En 2026, des chercheurs, des entreprises et l'Église ont pris position (Dehaene & Naccache, 2026) (Microsoft AI, 2026) (Léon XIV, 2026).

Faut-il dire merci à une IA ?

Ça ne change pas grand-chose à ses réponses (Meincke et al., 2025). C'est un réflexe social, documenté depuis 2000 (Nass et Moon, 2000). Chacun décide selon ce que la politesse représente pour lui.

Être impoli donne-t-il de meilleures réponses ?

Rien ne le démontre. Les effets du ton sont petits et changent d'un modèle à l'autre (Mehta et al., 2026). Ce qui aide, c'est une consigne claire (Bsharat et al., 2023).

Et en France ?

Je n'ai trouvé aucune enquête française sur la conscience de l'IA, ni sur la politesse envers elle.

Sources

  1. Anthis et al., 2025 — Enquête AIMS (Sentience Institute), adultes américains, vagues 2021 et 2023 (arXiv 2407.08867 v3, version publiée, relue le 12/10/2026). Question : des robots ou IA qui existent aujourd'hui sont-ils « sentient », c'est-à-dire capables d'expériences positives et négatives comme le bonheur et la souffrance ? Lien
  2. Sentience Institute, 2026 — Enquête AIMS 2024 (terrain novembre-décembre 2024), page publiée le 16/02/2026 et relue le 12/10/2026 : échantillon Ipsos (le plus représentatif) et échantillon Prolific. Lien
  3. Sentience Institute, 2026 — Enquête AIMS 2024 (page relue le 12/10/2026) : soutien à l'interdiction de développer des IA capables de ressentir, 58 % en 2021, 62 % en 2023, 66 % en 2024 dans l'échantillon le plus représentatif (57 % sur Prolific). Lien
  4. Dreksler et al., 2025 — N. Dreksler, L. Caviola, D. Chalmers, J. Sebo et al., « Subjective experience in AI systems: what do AI researchers and the public believe? », arXiv 2506.11945, 2025 : 838 adultes américains et 582 chercheurs en IA. Médianes du public : 5 % pour 2024, 30 % pour 2034, 60 % pour 2100 (relu le 12/10/2026). Lien
  5. Anthis et al., 2024 — Enquête AIMS 2023, écart selon l'âge (arXiv 2407.08867 v2, section 5.1, relue le 12/10/2026 ; chiffres absents de la v3 publiée, qui renvoie aux annexes) : 10,7 % chez les 55 ans et plus. Lien
  6. YouGov, 2025 — Sondage YouGov du 30/04/2025, 3 516 adultes américains : « Des systèmes d'IA finiront-ils par développer une conscience ? » 10 % répondent « ils l'ont déjà fait », 25 % ne savent pas (page relue le 12/10/2026). Lien
  7. Carneades.org, 2026 — Enquête Pollfish de mars 2026, 1 000 Américains, pondérée par âge et sexe ; Carneades.org est une chaîne de vulgarisation philosophique, pas un institut de sondage (billet relu le 12/10/2026). Lien
  8. Colombatto & Fleming, 2024 — C. Colombatto, S. M. Fleming, « Folk psychological attributions of consciousness to large language models », Neuroscience of Consciousness, 2024 : 300 adultes américains placent ChatGPT sur une échelle de 1 à 100 ; 33 % le jugent clairement sans expérience vécue (texte intégral relu le 12/10/2026). Lien
  9. GetSolved, 2026 — Communiqué du 28/09/2026 d'une entreprise de détection d'IA, qui a mené l'enquête elle-même : 3 000 Américains de 18 à 28 ans, août 2026 ; question exacte non publiée ; item classé parmi des « théories du complot » sur l'IA (relu le 12/10/2026). Lien
  10. Colombatto & Fleming, 2024 — Même étude (relue le 12/10/2026) : moyennes sur 100 ; l'attribution augmente aussi avec la fréquence d'usage. Étude corrélationnelle. Lien
  11. Elon University et YouGov, 2026 — Enquête « The Rise of AI Companions », YouGov, 18-22/05/2026 : sous-échantillon de 1 000 Américains qui utilisent l'IA à des fins sociales ou émotionnelles (communiqué du 02/09/2026 relu le 12/10/2026). Aucune question sur la conscience. Lien
  12. Pew Research Center, 2026 — « Americans and AI 2026 », 17/06/2026, 5 119 adultes américains (février 2026) ; aucune question sur la conscience de l'IA (rapport relu le 12/10/2026). Lien
  13. Google Trends, 2023-2026 — Relevé fait pour cette enquête : intérêt pour le sujet « conscience artificielle » sur YouTube, monde entier, de 2023 à octobre 2026 (indice moyen 3,8 en 2023, 62,6 en 2026).
  14. Relevé YouTube, 2026 — Relevé fait pour cette enquête le 03/10/2026, avec Claude. Google Trends (YouTube, monde) : l'intérêt pour l'IA en général est multiplié par environ 2,5 de 2023 à 2026, celui pour la conscience de l'IA par environ 16 ; record en septembre-octobre 2026. Vidéos (outil yt-dlp, 18 967 vidéos) : les titres qui parlent explicitement d'IA consciente passent de 82 par mois en 2024 à 152 en 2025 et 159 en 2026. Sur 80 titres parmi les plus vus, codés par un seul codeur : moins de titres qui interrogent, plus de titres qui affirment et plus de titres qui réfutent.
  15. Relevé GDELT, 2026 — Relevé fait pour cette enquête le 03/10/2026 dans la base publique GDELT (articles en anglais, 2020 au 02/10/2026) : part des articles sur l'IA qui parlent de conscience, 0,06 % (2020), 0,32 % (2022), 0,17 % (2023), 0,13 % (2024), 0,16 % (2025), 0,12 % (2026) ; place de l'IA dans toute la presse suivie multipliée par 5. La base ne retrouve pas les articles français sur ce sujet. Lien
  16. Washington Post, 2022 — N. Tiku, « The Google engineer who thinks the company's AI has come to life », Washington Post, 11/06/2022 (corps de l'article relu le 12/10/2026 ; titre et autrice confirmés par l'adresse et des reprises). Lien
  17. Big Technology, 2022 — A. Kantrowitz, « Google Fires Blake Lemoine, Engineer Who Called Its AI Sentient », Big Technology, 22/07/2022 (relu le 12/10/2026). Lien
  18. Suleyman, 2025 — M. Suleyman (Microsoft AI), essai du 19/08/2025 sur les IA qui semblent conscientes (relu en entier le 12/10/2026). Il y écrit aussi : « We must build AI for people; not to be a digital person. » Lien
  19. Futura, 2026 — E. Back, « Anthropic a découvert une zone de pensée secrète au cœur de son IA Claude qui rappelle le cerveau humain », Futura, 07/07/2026 (relu le 12/10/2026). Lien
  20. Clubic, 2026 — C. Golberg, « Anthropic identifie dans Claude une structure que les neuroscientifiques connaissent déjà », Clubic, 07/07/2026 (relu le 12/10/2026). Lien
  21. Relevé de titres, 2026 — Relevé fait pour cette enquête le 03/10/2026 : 109 titres en anglais et en français sur 7 cas, de 2023 à 2026 ; un seul codeur par cas. 82 % nomment l'acte, 19 % disent que c'était un test, aucun ne cite l'entreprise fictive ou le choix forcé.
  22. Nguyen & Wischnewski, 2026 — D. Nguyen, M. Wischnewski, « Generative AI, large language models, and their agentic framing in news media », AI & Society 41, 2026 : 18 032 articles qui mentionnent l'IA (17 716 après nettoyage), 15 médias anglophones, 2022 à mi-2024 ; 1 631 portent sur les grands modèles de langage. 8,8 % de ces derniers les présentent comme « pensants » (relu le 12/10/2026). Lien
  23. Nguyen & Wischnewski, 2026 — Même article (relu le 12/10/2026). Lien
  24. Futurism, 2024 — F. Landymore, Futurism, 07/12/2024, titre : « In Tests, OpenAI’s New Model Lied and Schemed to Avoid Being Shut Down » (relu le 12/10/2026). Lien
  25. Anthropic, 2025 — Anthropic, fiche système de Claude Opus 4 et Claude Sonnet 4, mai 2025, scénario de test fictif (PDF relu le 12/10/2026). Lien
  26. Anthropic, 2025 — Même document (relu le 12/10/2026). Lien
  27. DeepSeek-AI, 2025 — DeepSeek-AI, arXiv 2501.12948, légende du tableau du « aha moment ». Lien
  28. Cheng et al., 2024 — Même article : le plus fort dans les articles sur les modèles de langage (résumé relu le 12/10/2026). Lien
  29. Cheng et al., 2024 — M. Cheng, K. Gligorić, T. Piccardi, D. Jurafsky, « AnthroScore: A Computational Linguistic Measure of Anthropomorphism », EACL 2024 (résumé relu le 12/10/2026). Lien
  30. Nguyen & Wischnewski, 2026 — Même article (relu le 12/10/2026). Lien
  31. Summerfield et al., 2025 — C. Summerfield et al. (institut britannique de sécurité de l'IA), « Lessons from a Chimp », arXiv 2507.03409, 2025 (texte intégral relu le 12/10/2026). Lien
  32. Sumner et al., 2014 — P. Sumner et al., « The association between exaggeration in health related science news and academic press releases », BMJ 349:g7015, 2014 (texte relu le 12/10/2026 sur PMC). Lien
  33. Anthropic, 2026 — Anthropic, « A global workspace in language models », 06/07/2026, modifié le 13/07 (relu le 12/10/2026). Lien
  34. Dehaene & Naccache, 2026 — S. Dehaene, L. Naccache, « Does Claude possess a conscious global workspace? », commentaire, juillet 2026 (PDF relu le 12/10/2026). Lien
  35. Dehaene & Naccache, 2026 — Même commentaire, conclusion (PDF relu le 12/10/2026). Lien
  36. Microsoft AI, 2026 — Microsoft AI, « Humanist AI Code of Conduct », 14/09/2026, projet en consultation publique (relu le 12/10/2026). Lien
  37. Suleyman, 2026 — M. Suleyman (Microsoft AI), « A warning about 'model welfare' », 16/09/2026 (relu le 12/10/2026). Lien
  38. Suleyman, 2026 — Même essai : la phrase continue sur « le sentiment de soi », l'incertitude sur le statut moral de Claude et le recours aux analogies humaines (relu le 12/10/2026). Lien
  39. New York Times, 2026 — E. Dias, New York Times, 29/09/2026, lu dans sa reprise par The Salt Lake Tribune du 05/10/2026 (« Religious scholars met with Anthropic. What they heard stunned them. »). Chris Olah, cofondateur d'Anthropic (relu le 12/10/2026). Lien
  40. Axios, 2026 — B. Berkowitz, Axios, 03/10/2026 : message de Sam Altman (OpenAI) sur X le même jour, lu dans sa reprise par Axios (relu le 12/10/2026). Lien
  41. Léon XIV, 2026 — Léon XIV, encyclique Magnifica Humanitas, 15/05/2026 (publiée le 25/05/2026), § 99, PDF anglais officiel relu le 12/10/2026 ; traduction française faite par moi. Le paragraphe ajoute que ces systèmes peuvent simuler l'empathie sans comprendre ce qu'ils produisent. Lien
  42. Anthropic, 2026 — Anthropic, « 2026 Usage Policy update », 08/10/2026, en vigueur le 12 novembre (relu le 12/10/2026). Le texte ne parle ni de conscience ni de bien-être des modèles. Lien
  43. Anthropic, 2026 — Même billet : exceptions explicites pour la frustration ordinaire, les thèmes créatifs sombres, les tests et la recherche (relu le 12/10/2026). Lien
  44. Anthropic, 2025 — Anthropic, « Claude Opus 4 and 4.1 can now end a rare subset of conversations », 15/08/2025 : fonction issue de « travaux exploratoires sur un bien-être possible des IA » (relu le 12/10/2026). Lien
  45. AFP, 2026 — Dépêche AFP du 09/10/2026, publiée par L'essentiel (relue le 12/10/2026) : propos de Dario Amodei, patron d'Anthropic, dans un podcast du New York Times en février 2026 (traduction de l'AFP). Lien
  46. YouGov, 2025 — Enquête YouGov auprès de plus de 12 000 utilisateurs d'IA dans 17 pays, juin-juillet 2025 (article de YouGov diffusé par Stacker le 30/07/2025, relu le 12/10/2026). Lien
  47. YouGov, 2025 — Même sondage du 30/04/2025 : faut-il être poli avec les chatbots, par exemple en disant « s'il te plaît » et « merci » ? Oui 46 %, non 26 %, ne sait pas 28 % (page relue le 12/10/2026). Lien
  48. Future plc, 2025 — Enquête de l'éditeur Future, décembre 2024, 510 Américains et 518 Britanniques, rapportée par TechRadar le 20/02/2025 (relu le 12/10/2026). Lien
  49. TechCrunch, 2025 — A. Ha, « Your politeness could be costly for OpenAI », TechCrunch, 20/04/2025 : réponse de Sam Altman sur X à une question sur le coût en électricité des « merci » (relu le 12/10/2026 ; message X non lu). Lien
  50. Nass et Moon, 2000 — Clifford Nass et Youngme Moon, « Machines and Mindlessness: Social Responses to Computers », Journal of Social Issues, 2000. Lien
  51. Nass et Moon, 2000 — C. Nass, Y. Moon, « Machines and Mindlessness: Social Responses to Computers », Journal of Social Issues 56(1), 2000, p. 87 (texte intégral relu le 12/10/2026) : les évaluations sont plus favorables quand c'est l'ordinateur évalué qui pose lui-même les questions. Lien
  52. Epley, Waytz & Cacioppo, 2007 — N. Epley, A. Waytz, J. T. Cacioppo, « On seeing human: A three-factor theory of anthropomorphism », Psychological Review 114(4), 2007 (résumé relu le 12/10/2026). Lien
  53. Andries & Robertson, 2023 — V. Andries, J. Robertson, « Alexa doesn't have that many feelings », Computers and Education: Artificial Intelligence 5, 2023 : enfants de 6 à 11 ans (résumé relu le 12/10/2026). Lien
  54. Carolus et al., 2021 — A. Carolus et al., « 'Alexa, I feel for you!' Observers' Empathetic Reactions towards a Conversational Agent », Frontiers in Computer Science 3, 2021 : 140 participants regardent un homme parler à un Amazon Echo avec rudesse ou neutralité (relu le 12/10/2026). Lien
  55. Kant, Leçons d'éthique — E. Kant, Leçons d'éthique (notes de Collins, 1784-1785), éd. Cambridge 1997, p. 212, citées dans la Stanford Encyclopedia of Philosophy, « The Moral Status of Animals » (relue le 12/10/2026). Lien
  56. Bryson, 2010 — J. J. Bryson, « Robots should be slaves », dans Y. Wilks (dir.), Close Engagements with Artificial Companions, John Benjamins, 2010, p. 63-74 (version de l'autrice relue en entier le 12/10/2026). Lien
  57. Yin et al., 2024 — Z. Yin et al., « Should We Respect LLMs? A Cross-Lingual Study on the Influence of Prompt Politeness on LLM Performance », arXiv 2402.14531 : anglais, chinois, japonais ; le niveau de politesse le plus efficace varie selon la langue (résumé relu le 12/10/2026). Lien
  58. Dobariya & Kumar, 2025 — O. Dobariya, A. Kumar, « Mind Your Tone », arXiv 2510.04950, 2025 : article court, 50 questions déclinées en 5 tons, ChatGPT-4o (résumé relu le 12/10/2026). Lien
  59. Meincke et al., 2025 — L. Meincke, E. Mollick et al. (Wharton), « Prompting Science Report 1 », arXiv 2503.04818, 04/03/2025 (résumé relu le 12/10/2026). Lien
  60. Brin, 2025 — Sergey Brin, cofondateur de Google, podcast All-In, mai 2025, cité par le rapport 3 de Wharton (résumé relu le 12/10/2026 ; épisode non écouté). Lien
  61. Meincke et al., 2025 — L. Meincke, E. Mollick et al. (Wharton), « Prompting Science Report 3 », arXiv 2508.00614, 01/08/2025 : questions isolées parfois changées, de façon imprévisible (résumé relu le 12/10/2026). Lien
  62. Cai et al., 2026 — H. Cai et al., « Does Tone Change the Answer? », arXiv 2512.12812 (v2 du 27/03/2026) : GPT, Gemini, Llama (résumé relu le 12/10/2026). Lien
  63. Mehta et al., 2026 — H. Mehta et al., « No Universal Courtesy », arXiv 2604.16275, 17/04/2026 : un ton poli améliore la qualité moyenne jusqu'à environ 11 % (résumé relu le 12/10/2026). Lien
  64. Bsharat et al., 2023 — S. M. Bsharat et al., « Principled Instructions Are All You Need », arXiv 2312.16171, introduction (PDF v2 relu le 12/10/2026). Lien
  65. Pecher et al., 2026 — B. Pecher et al., arXiv 2602.04297, 04/02/2026, sur la classification de texte (résumé relu le 12/10/2026). Lien
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