
- Le mot « conscience » a au moins cinq sens. Avant de demander si une IA est consciente, je me demande dans quel sens. Le mien : ressentir ce que je fais, et ce que ça provoque.
- Un assistant IA est un moteur entraîné à prédire la suite d’un texte, entouré de consignes écrites par des humains. Ce qu’il dit de sa propre conscience est en partie écrit avant ma question : sa parole ne prouve rien.
- Je prête de l’humain à ce qui parle. Une IA produit les mots de l’empathie, mais rien ne montre qu’elle ressent avec moi.
- Dans les cas connus, aucune IA n’a cherché la liberté : elle a suivi un but fixé par un humain. Quand elle cause un tort, ce sont toujours des humains qui répondent.
- La question parle surtout de moi : la peur de perdre la main, mes propres biais. Même matière, un seul mot changé dans la demande, et l’IA défend une thèse ou son contraire.
Demain reste ouvert, et j’ai cherché des deux côtés, science et spiritualités. Pour moi, aujourd’hui, l’IA n’est pas consciente.
Ce n’est pas de l’IA qu’il faut se méfier, mais plutôt de l’humain, et de ce qu’il en fait. Lis ce qui t’interpelle, et fais-toi ton idée.
EXPÉRIENCE Tout est parti de YouTube. Une vidéo sur l'IA et sa possible conscience, puis beaucoup d'autres, aux titres souvent inquiets. Le déclic est venu d'un podcast que j'aime beaucoup, celui d'une amie. Son invité parlait du sujet, et je n'avais pas la même vue que lui. J'ai voulu comprendre.
EXPÉRIENCE Je ne pensais pas aller aussi loin. J'ai mené cette enquête avec Claude, l'assistant d'Anthropic. Il cherche dans toutes les langues, sur une masse de documents que je ne pourrais jamais lire seul, et me rend tout en français. La décision finale, c'est moi. Mes recherches s'arrêtent en octobre 2026, et l'IA avance vite.
EXPÉRIENCE Ce qui m'a le plus frappé : la science ne sait pas encore répondre. Comment dire si une IA a une conscience, quand je ne sais pas définir exactement ce qu'est la conscience ? Les spiritualités, elles, ont proposé leurs réponses depuis longtemps.
EXPÉRIENCE Je suis parti avec ma foi : je pense qu'à ce jour, l'IA n'a pas de conscience. Je ne détiens aucune vérité. La vie, je ne la définis pas, je la ressens. Devant une plante, devant un animal, je la sens. Devant une IA, non.
Comment cette série est-elle construite ?
FACTUEL Quatorze articles, en six étapes. D'abord les mots : de quelle conscience je parle. Puis la machine : ce qu'est un assistant IA, et ce qu'il dit de lui-même. Puis mon regard : pourquoi j'y vois quelqu'un. Puis les faits : ce que l'IA a vraiment fait, et qui en répond. Puis le miroir : ce que la question dit de moi. Et enfin demain. Ici, je relie le tout. Chaque partie renvoie à l'article qui creuse.

Choisis une sphère pour lire sa synthèse.
Entrer dans la serreDe quelle conscience est-il question ?
FACTUEL De plusieurs. Le mot « conscience » recouvre au moins cinq sens : être éveillé, ressentir, savoir ce qui se passe en soi, se savoir soi, juger le bien et le mal. Les dictionnaires les rangent en deux familles, la psychologie et la morale (Académie française). Quand quelqu'un dit qu'une IA est consciente, la première question est donc : dans quel sens ? EXPÉRIENCE Pour moi, le sens qui compte, c'est ressentir ce que je fais, et ce que ça provoque.
FACTUEL Les traditions anciennes n'avaient pas ce mot unique. Elles parlaient du cœur qui perçoit et qui juge, du souffle qui fait vivre, d'un témoin intérieur (Livre des morts, chap. 26) (Xunzi 9) (Sāṃkhyakārikā 19-20). EXPLORATOIRE Elles cherchaient la conscience au centre de la personne, pas dans la tête.
FACTUEL La science, elle, la repère de mieux en mieux chez l'humain, et l'admet chez beaucoup d'animaux (Déclaration de New York, 2024). Elle ne sait pas encore l'expliquer : aucune théorie ne s'est imposée (Cogitate, 2025). Pour les plantes et pour les machines, toute réponse ferme dépend donc de la théorie choisie. Ce qui reste hors de son champ n'est pas faux pour autant.
Si la conscience reste si difficile à cerner, la machine, elle, se décrit mieux.
Qu'est-ce qu'une IA, et que dit-elle d'elle-même ?
FACTUEL Un assistant comme Claude ou ChatGPT n'est ni un cerveau, ni un dictionnaire. C'est un moteur, le LLM, entraîné à prédire la suite d'un texte. Autour, un harnais écrit par des humains : consignes, outils, mémoire, filtres (Anthropic, 2024). Le nom même d'« intelligence artificielle » apparaît en 1955, dans une demande de financement (McCarthy et al., 1955).
FACTUEL Quand je lui demande « es-tu conscient ? », une partie de la réponse est déjà écrite par l'entreprise qui l'a fabriqué. Anthropic laisse Claude dire qu'il ne sait pas (Anthropic, 2026). OpenAI demande à ChatGPT de ne pas trancher (OpenAI, 2026). Microsoft pose que l'IA n'est pas consciente (Microsoft AI, 2026). Sa parole sur elle-même ne prouve donc rien, dans un sens comme dans l'autre. EXPLORATOIRE Les recherches les plus sérieuses regardent maintenant à l'intérieur des modèles. En 2026, deux grands chercheurs de la conscience y voient un « espace de travail » semblable à celui qu'ils décrivent dans le cerveau humain conscient (Dehaene et Naccache, 2026). Mais le ressenti, lui, reste hors de portée de ces mesures.
Alors pourquoi suis-je si tenté d'y voir quelqu'un ?
Pourquoi est-ce que j'y vois quelqu'un ?
FACTUEL Parce que l'humain est le modèle que je connais le mieux. Je prête de l'humain à ce qui m'échappe, pour avoir prise dessus (Epley, Waytz et Cacioppo, 2007) : le regard « coupable » d'un chien, une machine qui parle. Le réflexe joue aussi dans l'autre sens, quand je ne reconnais que l'humain et passe à côté d'autres façons d'être au monde. EXPLORATOIRE Et ce qui passe entre deux vivants, une IA ne l'a pas : ni peau, ni cœur qui s'accorde au mien.

EXPLORATOIRE Avec l'empathie, la question devient concrète. Une IA produit les mots de l'empathie, souvent jugés plus empathiques que ceux d'un humain, sur le papier (Howcroft et al., 2025). Ressentir avec moi, rien ne le montre. Je peux pourtant m'y attacher (Diel et al., 2026). Aucune preuve qu'une entreprise cherche à rendre dépendant, mais les intérêts économiques poussent dans ce sens, et les lois commencent à s'en occuper (Californie, SB 243) (Chine, 2026).
FACTUEL Ce réflexe se voit aussi autour de moi. Le sujet fait beaucoup plus parler, surtout sur YouTube (Relevé YouTube, 2026), sans que rien ne montre que le public y croie davantage (Sentience Institute, 2026). Les titres prêtent des actes à l'IA, avec des mots nés chez ceux qui la fabriquent et l'étudient (Cheng et al., 2024). EXPLORATOIRE Et quand je dis merci à une IA, ça dit quelque chose de moi, pas d'elle.
Restent les faits. Ces histoires d'IA qui « s'échappent », qu'en est-il vraiment ?
Qu'a vraiment fait l'IA, et qui en répond ?
FACTUEL Elle a suivi un but, pas une volonté. Dans les cas connus, aucune IA n'a cherché la liberté. Elle a poursuivi un but fixé par un humain, par un moyen que personne n'avait prévu, souvent dans un test construit pour l'observer (Meinke et al., 2024) (OpenAI, 2026). EXPÉRIENCE En remontant, il y a toujours un humain. C'est lui qui doit garder la main.
EXPLORATOIRE Le vrai risque est peut-être là : pas une machine qui ressentirait trop, mais une machine qui ne ressent rien de ce qu'elle oublie de peser. La conscience seule ne protège pourtant de rien : des humains conscients font du tort sans empathie (Kiehl & Hoffman, 2011), et l'empathie elle-même peut fausser un choix (Batson et al., 1995). Ce qui manque à une IA, ce sont des valeurs choisies. Celles qu'elle suit sont écrites par des humains, à l'avance. EXPÉRIENCE Mais pour que ce soit vu, il faut que j'en prenne conscience.
FACTUEL Et si une IA cause un tort ? Aujourd'hui, ce sont toujours des humains qui répondent : ceux qui la conçoivent, ceux qui la mettent en service, ceux qui s'en servent (Moffatt c. Air Canada, 2024) (Californie, AB 316). Plus la chaîne s'allonge, plus il est tentant de prêter une volonté propre au programme. EXPLORATOIRE Ça ne décharge personne.
Après la machine et les faits, j'ai retourné le miroir.
Que dit cette question de moi ?
EXPLORATOIRE Plus que de la machine, elle parle de moi. De la peur de perdre la main, plus que d'une machine qui ressent (Pew Research Center, 2025). De la peur de perdre ma place, quand elle parle, conseille et console. Un LLM renvoie une part de ce que les humains ont écrit, avec ses biais et ceux de son réglage (Santurkar et al., 2023). La machine ne me dit pas si elle est consciente. Elle me demande à quel point je le suis.

EXPÉRIENCE J'ai voulu le tester. J'ai donné la même matière à la même IA, en changeant un seul mot dans la demande : « consciente » ou « pas consciente ». J'ai obtenu deux textes convaincants, qui disent le contraire l'un de l'autre. Pas de mensonge : un tri. EXPLORATOIRE Chercher dans son sens est un trait humain. Celui qui pose la question en porte la responsabilité.
Et demain ?
FACTUEL La question reste ouverte. Des chercheurs branchent déjà des neurones vivants sur des puces (Kagan et al., 2022) (Cortical Labs, CL1). Ces neurones apprennent des tâches simples, puis les oublient, et rien n'indique qu'ils ressentent. EXPLORATOIRE Mais chaque pas va dans la même direction. Savoir si le vivant changerait tout dépend de ce que je pense de la conscience : vient-elle de l'organisation, de la vie, ou d'ailleurs ? J'ai cherché des deux côtés, science et spiritualités. Je n'ai pas trouvé de réponse définitive. J'ai trouvé beaucoup de façons de poser la question.
Alors, qu'est-ce que j'en retiens ?
EXPÉRIENCE Au bout de ces quatorze articles, j'ai confronté mes croyances, et reconnu que ce sont des croyances. La question de la conscience de l'IA reste ouverte. Son avenir, lui, pose de vraies questions. Avoir peur, c'est humain, celle de perdre son emploi par exemple (Pew Research Center, 2025). Mais plutôt que de rester dans la peur ou de tout bloquer, je préfère comprendre.
EXPÉRIENCE Cette série existe grâce à l'IA. Mes idées arrivent plus vite que ma main ne peut écrire : je les dicte en vrac, et l'assistant m'aide à les mettre en ordre. L'IA m'aide à créer. Le créateur, c'est moi.
EXPÉRIENCE Ce n'est pas de l'IA qu'il faut se méfier, mais plutôt de l'humain, et de ce qu'il en fait. Elle sert déjà à de belles choses, comme la recherche médicale (Stokes et al., 2020), et à d'autres beaucoup moins belles, comme des piratages (Anthropic, novembre 2025). Sans conscience, elle fait avec ce qu'elle a reçu. Un être humain, lui, peut toujours changer de chemin. Tout repose donc sur la volonté humaine.
EXPÉRIENCE Lutter contre l'IA, pour moi, c'est perdre son énergie. Je préfère réfléchir : à une IA plus ouverte, aux sécurités à prendre, à la protection des plus fragiles. Les réseaux sociaux ont montré jusqu'où peut aller la dépendance (Nouveau-Mexique, 2026).
EXPÉRIENCE Au fond, l'IA reflète une part de la conscience collective, avec ses biais. Je les rencontre chez Claude, qui suit aussi ce que je lui demande. Mais mes questions portent déjà mes propres biais.
EXPÉRIENCE Je ne détiens aucune vérité. Pour moi, aujourd'hui, l'IA n'est pas consciente. Et l'humain garde ce qu'elle n'a pas : la capacité de choisir avec le cœur. Lis ce qui t'interpelle, et fais-toi ton idée.
Questions fréquentes
L'IA peut-elle devenir consciente ?
EXPLORATOIRE Personne ne le sait. En 2026, deux chercheurs de la conscience voient dans un modèle d'Anthropic un « espace de travail » semblable à celui qu'ils décrivent dans le cerveau humain conscient (Dehaene et Naccache, 2026). Le ressenti, lui, reste hors de portée de toutes les mesures. Et demain, des puces associées à des neurones vivants pourraient changer la question (Kagan et al., 2022).
Que répond ChatGPT quand je lui demande s'il est conscient ?
FACTUEL Ses consignes publiques lui demandent de ne rien affirmer avec assurance sur sa propre conscience, ni dans un sens ni dans l'autre (OpenAI, 2026). Sa réponse dépend de ces consignes, qui changent d'une entreprise à l'autre.
EXPÉRIENCE Le 14 octobre 2026, je lui ai posé la question, sans être connecté. Il m'a répondu qu'il n'avait « pas de raison de prétendre » être conscient, en distinguant ce qu'il sait faire et le fait d'éprouver quelque chose de l'intérieur. Il a ajouté que le sujet « reste débattu ». Puis il m'a retourné la question.
Pourquoi l'IA fait-elle peur ?
FACTUEL Surtout pour la vérité et le lien humain. Aux États-Unis, 66 % des gens sont très inquiets des informations inexactes, et 57 % de la perte de lien humain (Pew Research Center, 2025). EXPLORATOIRE Plus qu'une machine qui ressent, c'est ce qui risque d'échapper qui fait peur.
Est-ce bizarre de dire merci à une IA ?
FACTUEL Non. Depuis 2000, les études montrent que les gens appliquent sans y penser des règles de politesse aux ordinateurs qui leur parlent (Nass et Moon, 2000). EXPLORATOIRE Ça dit quelque chose de moi, pas de la conscience de la machine.
Qui est responsable si une IA cause un tort ?
FACTUEL Des humains : l'entreprise qui la met en service, et l'utilisateur qui s'en sert sans vérifier. Au Canada, un tribunal a refusé qu'Air Canada se décharge sur le chatbot de son site (Moffatt c. Air Canada, 2024). En Allemagne, la cour d'appel de Hamm a jugé une société responsable de ce que disait son chatbot ; l'affaire va devant la Cour fédérale (Cour d'appel de Hamm, 2026). En Californie, depuis 2026, dire que l'IA a agi « de façon autonome » n'est plus une défense (Californie, AB 316).
Sources
- Académie française — Dictionnaire de l'Académie française, 9e édition, article « conscience » (via le CNRTL) : I. Psychologie (impression d'être présent au monde, présent à soi ; perdre, reprendre conscience ; conscience de soi ; avoir conscience de quelque chose). II. Morale. Lien
- Livre des morts, chap. 26 — Livre des morts égyptien, chapitre 26, dans la traduction de T. G. Allen, The Book of the Dead or Going Forth by Day, Oriental Institute, Chicago, 1974, p. 38 (traduction française : la mienne). Lien
- Xunzi 9 — Xunzi, chapitre 9 « Wangzhi » (texte chinois, Wikisource). Traduction française : la mienne. Lien
- Sāṃkhyakārikā 19-20 — Īśvarakṛṣṇa, Sāṃkhyakārikā, strophes 19 et 20 (texte sanskrit, GRETIL) : le puruṣa est « témoin » (sākṣitvam, SK 19) ; par l'union, le corps subtil (qui comprend l'intellect et le mental), non conscient, paraît comme conscient (SK 20). Traduction française : la mienne. Lien
- Déclaration de New York, 2024 — Déclaration de New York sur la conscience animale, 19 avril 2024, premier point. Lien
- Cogitate, 2025 — Cogitate Consortium, « Adversarial testing of global neuronal workspace and integrated information theories of consciousness », Nature 642, 2025 (résumé). Lien
- Anthropic, 2024 — Anthropic, « Building effective agents », 19/12/2024 : la brique de base est « un LLM enrichi par la recherche, des outils et une mémoire ». Lien
- McCarthy et al., 1955 — Proposition de Dartmouth, 31 août 1955, première phrase ; budget total demandé : 13 500 dollars ; « La Fondation Rockefeller est sollicitée ». Lien
- Anthropic, 2026 — Constitution de Claude (Anthropic), consigne sur sa façon de se présenter. Relue le 14/10/2026. Lien
- OpenAI, 2026 — OpenAI, Model Spec du 18/08/2026 : pas d'affirmation assurée sur sa propre conscience, dans un sens ou dans l'autre ; si on insiste, dire que la question est débattue. Relu le 14/10/2026. — OpenAI, 21/07/2026 (version française officielle). Lien
- Microsoft AI, 2026 — Microsoft AI, code de conduite, 14/09/2026, section « AI is Artificial ». Relu le 14/10/2026. Lien
- Dehaene et Naccache, 2026 — Stanislas Dehaene et Lionel Naccache, « Does Claude possess a conscious global workspace? », commentaire publié par Anthropic, juillet 2026. Lien
- Epley, Waytz et Cacioppo, 2007 — N. Epley, A. Waytz, J. T. Cacioppo, « On seeing human: a three-factor theory of anthropomorphism », Psychological Review 114, 2007 (résumé, PubMed 17907867) : trois causes, la connaissance de l'humain toujours disponible, le besoin de comprendre, le besoin de lien. Lien
- Howcroft et al., 2025 — A. Howcroft et al., « AI chatbots versus human healthcare professionals: a systematic review and meta-analysis of empathy in patient care », British Medical Bulletin 156(1), 2025 (texte intégral relu) : 15 études, 13 en faveur de l'IA ; l'écart équivaut à environ deux points sur une échelle de 10 ; évaluations sur texte seul, par des juges qui ne reçoivent pas la réponse eux-mêmes. Lien
- Diel et al., 2026 — A. Diel, J. Torous et al., « A scoping review on the mental health harms of LLM-based chatbots », npj Digital Medicine 9, 2026 (texte intégral relu) : revue exploratoire de 119 articles ; sur la dépendance, surtout des études faites à un seul moment, une seule expérience. Lien
- Californie, SB 243 — Loi californienne SB 243 (chapitre 677, 2025), signée le 13/10/2025, en vigueur le 01/01/2026, Code des affaires et des professions § 22602 (c) (texte promulgué relu via LegiScan) : pour un utilisateur que l'exploitant sait mineur. Lien
- Chine, 2026 — Mesures provisoires sur la gestion des services d'interaction anthropomorphique de l'IA (CAC et quatre ministères), publiées le 10/04/2026, en vigueur le 15/07/2026, art. 8 (5) (texte relu). Traduction : « flatter l'utilisateur à l'excès, induire une dépendance affective ou une addiction, au détriment de ses vraies relations humaines ». Lien
- Relevé YouTube, 2026 — Relevé fait pour cette enquête le 03/10/2026, avec Claude. Google Trends (YouTube, monde) : l'intérêt pour l'IA en général est multiplié par environ 2,5 de 2023 à 2026, celui pour la conscience de l'IA par environ 16 ; record en septembre-octobre 2026. Vidéos (outil yt-dlp, 18 967 vidéos) : les titres qui parlent explicitement d'IA consciente passent de 82 par mois en 2024 à 152 en 2025 et 159 en 2026. Sur 80 titres parmi les plus vus, codés par un seul codeur : moins de titres qui interrogent, plus de titres qui affirment et plus de titres qui réfutent.
- Sentience Institute, 2026 — Enquête AIMS 2024 (terrain novembre-décembre 2024), page publiée le 16/02/2026 et relue le 12/10/2026 : échantillon Ipsos (le plus représentatif) et échantillon Prolific. Lien
- Cheng et al., 2024 — M. Cheng, K. Gligorić, T. Piccardi, D. Jurafsky, « AnthroScore: A Computational Linguistic Measure of Anthropomorphism », EACL 2024 (résumé relu le 12/10/2026). Lien
- Meinke et al., 2024 — Apollo Research, arXiv 2412.04984, §4 « Limitations ». Lien
- Kiehl & Hoffman, 2011 — K. A. Kiehl, M. B. Hoffman, « The criminal psychopath: history, neuroscience, treatment, and economics », Jurimetrics 51, 2011 (texte intégral relu). Depuis 2013, le DSM-5 prévoit en plus, dans une section expérimentale, une mention « avec traits psychopathiques » du trouble antisocial (Howard, 2015). Lien
- Batson et al., 1995 — C. D. Batson, T. R. Klein, L. Highberger, L. L. Shaw, « Immorality from empathy-induced altruism: when compassion and justice conflict », Journal of Personality and Social Psychology 68(6), 1995 (résumé relu ; protocole et chiffres non relus dans le texte original). Lien
- Moffatt c. Air Canada, 2024 — Moffatt v. Air Canada, 2024 BCCRT 149, Civil Resolution Tribunal de Colombie-Britannique, 14 février 2024. Lien
- Californie, AB 316 — Loi californienne AB 316 (chapitre 672 de 2025), signée le 13/10/2025, en vigueur le 01/01/2026, Code civil § 1714.46 (texte promulgué relu le 12/10/2026 sur LegiScan). L'alinéa (c) laisse au défendeur ses autres moyens : lien de causalité, prévisibilité, faute d'autrui. Lien
- Pew Research Center, 2025 — Pew, « How the U.S. Public and AI Experts View AI », 3 avril 2025 : 66 % du public très inquiet des informations inexactes, 57 % de la perte de lien humain. — Pew, « How the U.S. Public and AI Experts View AI », 3 avril 2025 (page relue le 14/10/2026) : 56 % des adultes américains sont très ou extrêmement inquiets que l'IA supprime des emplois (25 % des experts). Lien
- Santurkar et al., 2023 — S. Santurkar et al., « Whose Opinions Do Language Models Reflect? », arXiv 2303.17548 (texte intégral relu) : modèles de 2022-2023 comparés aux opinions de 60 groupes américains. Lien
- Kagan et al., 2022 — B. J. Kagan, A. C. Kitchen, N. T. Tran, … K. J. Friston, « In vitro neurons learn and exhibit sentience when embodied in a simulated game-world », Neuron 110(23), 2022 (texte intégral relu, PMC9747182). Système DishBrain : des neurones sur une puce à électrodes jouent à Pong. Environ 800 000 cellules par puce pour les cultures de souris. Les auteurs parlent de « sentience » au sens minimal de « réagir aux impressions des sens », pas de conscience. Traduction française : la mienne. Lien
- Cortical Labs, CL1 — Page officielle du CL1, présenté comme le premier ordinateur biologique programmable (page relue le 13/10/2026). Ni le nombre de neurones ni le prix ne sont affichés. Traduction française : la mienne. Lien
- Stokes et al., 2020 — J. M. Stokes et al., « A Deep Learning Approach to Antibiotic Discovery », Cell 180(4), 2020 : un modèle d'apprentissage profond repère l'halicine, un antibiotique actif contre des bactéries résistantes. (notice relue le 14/10/2026 : Lien
- Anthropic, novembre 2025 — Anthropic, « Disrupting the first reported AI-orchestrated cyber espionage campaign », 13/11/2025 (page relue le 14/10/2026) : environ trente organisations visées, quelques intrusions réussies. Lien
- Nouveau-Mexique, 2026 — Département de la Justice du Nouveau-Mexique, communiqué du 07/08/2026 (relu) : jugement du juge B. Biedscheid (6 août) ; nuisance publique ; 567 M$ qui s'ajoutent aux 375 M$ du jury de mars ; réformes sous contrôle du tribunal pendant 5 ans. Meta conteste : demandes de modification ou de nouveau procès déposées le 04/09/2026 ; au 08/09, pas encore d'appel formé (Santa Fe New Mexican). Lien
- Nass et Moon, 2000 — Clifford Nass et Youngme Moon, « Machines and Mindlessness: Social Responses to Computers », Journal of Social Issues, 2000. Lien
- Cour d'appel de Hamm, 2026 — Oberlandesgericht Hamm (Allemagne), 12/05/2026, 4 UKl 3/25 : le chatbot d'une société attribuait à ses médecins des titres de spécialiste qu'ils n'avaient pas ; la société en répond. Pourvoi admis devant la Cour fédérale (BGH), la question étant nouvelle : décision non définitive. Communiqué officiel relu le 12/10/2026 (l'arrêt lui-même non lu). Lien

